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Nouvelle carte des régions : le Nord-Pas-de-Calais dit oui à la Picardie

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Cet hiver, L'Usine Nouvelle vous entraîne aux six coins du territoire français, sonder ce que pensent les industriels de la nouvelle carte de nos régions adoptée le 17 décembre par l'Assemblée nationale. Les habitants et les chefs d’entreprise du Nord-Pas de Calais approuvent la fusion avec la Picardie. Problème : élus politiques et responsable économiques ont tardé à s’en rendre compte.

Nouvelle carte des régions : le Nord-Pas-de-Calais dit oui à la Picardie
Place du Général de Gaulle à Lille
© Velvet - flickr - c.c

Sommaire du dossier

Oui à la fusion du Nord-Pas de Calais et de la Picardie ! Tous les sondages et toutes les catégories interrogées, qu’ils s’agissent du grand public ou des chefs d’entreprises, soutiennent - de 60 % à plus de 80 % selon les enquêtes - l’annonce de la fusion des deux régions. Ces résultats sont à contre-courant des avis exprimés par la plupart des élus politiques - et non des moindres - ainsi que par les responsables économiques. Conséquence : ceux qui hier étaient majoritairement sceptiques, voire critiques face à cette fusion, tiennent à présent un discours bien plus nuancé.

Philippe Vasseur, ancien ministre de l’Agriculture, et actuel Président de la chambre régionale de commerce et d’industrie est de ceux-là. "La région Nord-Pas-de-Calais a sa cohésion. Avec ses quatre millions d’habitants et ses presque 100 milliards d’euros de PIB, elle se suffit à elle-même", disait-il en juillet dernier. Aujourd’hui, il apparaît décidé à réussir ce qu’il qualifie de "fusion imposée" tout en rappelant qu’il aurait "préféré qu’on commence par poser la question des compétences plutôt que celle du périmètre". Pragmatique, il s’est empressé, de rencontrer son homologue de Picardie, Jacky Lebrun, pour ouvrir des premières réflexions sur ce sujet.

"Les Picards sont des Ch’tis du Sud"

Bruno Bonduelle, ancien PDG du groupe familial éponyme, et prédécesseur de Philippe Vasseur à la tête de la Chambre régionale de commerce et d’industrie, affiche quant à lui une remarquable ligne de conduite. Il a été un des premiers à proposer la fusion des deux régions, depuis déjà vingt ans. "Beaucoup de liens nous unissent depuis longtemps. Les Picards sont des Ch’tis du Sud", explique-t-il. Conscient des difficultés et des différences de richesse entre les deux territoires, il affirme, avec son légendaire enthousiasme qu’"il faut faire preuve de volontarisme pour que un et un fassent trois". Sans complexe, il préconise le nom de Picardie pour dénommer la nouvelle grande région et gommer le nom "technocratique et sans imagination" de Nord-Pas-de-Calais, et il désigne Lille, sans aucune hésitation, comme la capitale économique.

Là où le monde économique se retrouve à l’unanimité, c’est sur le dossier du Canal Seine Nord Europe. Ce canal va relier par une voie à grand gabarit, la Seine, via l’Oise, au réseau fluvial de l’Escaut, ce grand fleuve qui, venu de l’Aisne, en Picardie, traverse Cambrai, Denain et Valenciennes, puis la Belgique pour ouvrir son estuaire au-delà d’Anvers. "Le faire serait démontrer que les deux régions actuelles peuvent avancer ensemble sur un sujet qui les concerne toutes les deux. C’est un axe de renouveau économique pour notre future région", affirme l’ancien ministre, Philippe Vasseur.

Les pôles de compétitivité coopèrent déjà

Autre dossier ouvrant de grandes perspectives : les pôles de compétitivité. Ceux intervenant dans le ferroviaire et l’automobile (le pôle I-Trans) et dans les textiles (Up-Tex) sont déjà structurés à l’échelle Nord-Picardie. La fusion des deux régions devrait amplifier les échanges et partenariats. Le pole Nutrition Santé Longévité ( NSL), faisant émerger avec succès des projets au carrefour des biotechnologies, de l’agro-alimentaire, de nutrition et la santé, pourrait considérablement se développer en bénéficiant de l’expertise des centres de recherches et des entreprises picardes.

"La labellisation Frech tech de Lille et son parc Euratechnologies va propulser le développement des entreprises numériques d’Amiens", assure Pierre de Saintignon, actuel vice-président (PS) du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et candidat à la tête de liste PS aux prochaines élections régionales.

De notre correspondant, Francis Dudzinski

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1 commentaire

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03/01/2015 - 00h49 -

Il est sur que la Picardie ne fera pas le poids face au Nord Pas de Calais. Le milieu médical en premier lieu, le milieu médical picard disparaissant dans celui du Nord Pas de Calais. Quand au problèmes agricoles des uns et industriels des autres, peu de synergies. La Normandie eut été plus cohérent, d'autant que les céréales picardes partent au port de Rouen. Dommage
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