Nouvelle carte des régions : l'Auvergne savoure déjà sa lune de miel avec Rhône-Alpes

Cet hiver, L'Usine Nouvelle vous entraîne aux six coins du territoire français, sonder ce que pensent les industriels de la nouvelle carte de nos régions adoptée le 17 décembre par l'Assemblée nationale. Premiers à nous répondre, les patrons auvergnats comptent bien profiter de la force de frappe de Rhône-Alpes, la septième région économique d’Europe, notamment à l’international.

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Nouvelle carte des régions : l'Auvergne savoure déjà sa lune de miel avec Rhône-Alpes
La cathédrale et la basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand

"Fusionner c’est bien, mais il faut voir ce qu’on met dans la corbeille de la mariée !" Ainsi résumée par un chef d’entreprise auvergnat, la fusion entre Rhône-Alpes et Auvergne prend tout son relief. Adoptée sans hésiter par les deux présidents (PS) des conseils régionaux d’Auvergne et de Rhône-Alpes, René Souchon et Jean-Jacques Queyranne, l’alliance entre les deux régions voisines semblaient déjà évidente pour bon nombre de patrons, avant même qu’elle ne soit effective.

A l’instar de Moïse Deglon, PDG de la coutellerie Deglon, à Thiers (Puy-de-Dôme) : "C’est une bonne chose. Oui, Sans réserve ! Tous ceux qui craignent d’être mangés par Lyon ne doivent pas avoir peur. Mieux vaut être petit parmi les grands que le contraire. J’ai déjà eu l’occasion de m’appuyer sur les services de Rhône-Alpes pour me développer à l’export. Ils sont très compétents et ont des réseaux partout dans le monde. Beaucoup plus que l’Auvergne seule."

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Fusion aussi des CCI

Du côté des chambres de commerce et d’industrie, même son de cloche. Pour Isidore Fartaria, patron du groupe Tittel et président de la CCI du Puy-de-Dôme, la fusion est "la suite logique des événements. 60 % des échanges économiques de l’Auvergne se font avec Rhône-Alpes. Certes, il y a encore des réticences dans les CCI du Cantal et de Haute-Loire. Mais nous savons que toutes les chambres des deux régions devront elles aussi fusionner dans l’avenir. Peut-être dès 2016".

D’autres entrepreneurs comme Henri Billard, patron de Billard Engrenages et membre du cluster rhônalpin Aerospace, semblent beaucoup plus réservés : "Nous n’en sommes qu’à la genèse. C’est trop tôt pour dire ce que cela va changer. Mais je ne me fais pas d’illusion, cela va coûter cher et pas rapporter grand-chose ! Les chefs d’entreprise français sont plus préoccupés par les orientations économiques gouvernementales que par la fusion des régions."

"Mariée à la septième région d’Europe"

A peine la fusion était-elle votée par le Parlement le 25 novembre que les deux présidents annonçaient dès le lendemain "les 10 premières mesures de l’union Rhône-Alpes-Auvergne". Transport, recherche et compétitivité des entreprises sont au programme : présence commune sur des salons internationaux, soutien des entreprises auvergnates à l’international grâce une convention de coopération entre les deux agences de développement économique des deux régions…

De là à dire que cette nouvelle alliance transforme le quotidien des petits chefs d’entreprise... "Soyons optimistes ! insiste Hamid Berkani, vice-président du conseil régional d’Auvergne, en charge de l’économie. Nous avons échappé à la fusion avec le Limousin et nous allons nous marier avec la septième région économique d’Europe. Cela ne pourra être que positif, à la fois pour les clusters et pour les patrons de PME qui vont bénéficier de la force de frappe de Rhône-Alpes notamment à l’international."

Même discours enjoué pour le patron de 3I Nature, président du cluster Nutravita et président de la marque territoriale Auvergne Nouveau Monde : "Sans fusion, il y aura une fragilisation des territoires de taille moyenne comme l’Auvergne. Il faut raisonner au plan mondial. Mais pour réussir, il va aussi falloir s'organiser et se structurer." A bon entendeur...

De notre correspondante, Geneviève Colonna d’Istria

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