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"Nous visons l'impression 3D métallique pour la production de masse", avance Stephen Nigro, patron de l’impression 3D chez HP

Marine Protais , ,

Publié le

Entretien Le géant américain HP a présenté sa première imprimante 3D métallique au salon IMTS à Chicago lundi 10 septembre. Celle-ci ne sera vendue qu’à quelques partenaires avant d’être plus largement commercialisée en 2021. Stephen Nigro, le directeur de la branche impression 3D, détaille à L'Usine Nouvelle la stratégie du groupe sur le marché du métal.

Nous visons l'impression 3D métallique pour la production de masse, avance Stephen Nigro, patron de l’impression 3D chez HP
Stephen Nigro, le directeur de l'activité impression 3D d'HP.
© HP

L'Usine Nouvelle - Vous présentez votre première imprimante 3D métallique, la Multi Jet metal, au salon IMTS à Chicago. Pourquoi est-il important pour HP d’investir le marché de l’impression métal après s’être lancé dans l’impression 3D plastique il y a deux ans ?

Stephen Nigro - Nous avons investi le marché de l’impression 3D polymère parce que nous avions mis au point une technologie disruptive, Multi jet fusion, qui permet d’imprimer en 3D rapidement et à moindre coût. Nous poursuivons la même logique avec le métal. Notre but est d’emmener la fabrication additive métallique vers la production de masse.

Nous voulons proposer une nouvelle équation économique pour ce marché, rendre l’impression 3D métallique rentable. Aujourd’hui, l’impression 3D métallique est réservée à des pièces très spécifiques dans l’aéronautique et le médical. Nous voulons l’élargir à d’autres secteurs comme l’automobile.

Vous avez opté pour une technologie de projection de liant (binder jetting), une technologie qui consiste à projeter un liant sur un lit de poudre métallique. Quelles sont les spécificités de cette technologie ?

Nous avons choisi cette technologie car elle présente des similitudes avec notre technologie d’impression classique. Et parce que le binder jetting permet d’imprimer des pièces avec une très bonne finition, plus rapidement que les autres technologies métalliques. C’est la technique d’impression 3D métal la plus rentable aujourd’hui. La spécificité de notre technologie par rapport à d’autres solutions de binder jetting est qu’elle utilise moins de liant polymère, réduisant ainsi le post-process nécessaire.

Quels secteurs visez-vous en particulier ?

Le métal, en particulier l’acier, est le matériau le plus largement utilisé dans l’industrie manufacturière. En particulier dans l’automobile et les équipements industriels. Ce sont donc ces deux secteurs que nous visons en particulier.

Le marché de l’impression 3D métallique croît vite, les ventes auraient progressé de 80 % selon le rapport Wohlers. Mais pour le moment les utilisations en production restent restreintes. Les machines vendues sont surtout utilisées en R&D... 

C’est vrai, mais nous pensons que notre technologie permettra plus de production de pièces finales. Sur le salon IMTS, nous présentons des pièces fonctionnelles de Volkswagen et Wilo réalisées avec notre machine via notre partenaire GKN. Wilo a notamment mis au point un nouveau design plus performant pour les hélices de ces pompes grâce à l’impression 3D. 

Vous allez lancer dans un premier temps un service d’impression de pièces en métal à la demande via des partenaires (GKN et Parmatech), avant de commercialiser vos machines en 2021. Pourquoi ce choix ?

Le monde est en train de passer au "tout service", c’est une tendance économique majeure aujourd’hui. C’est l’une des raisons. L’autre raison est que nous souhaitons vendre des imprimantes 3D pour la production de pièces finales. Et pour être capables de faire cela, nous devons avoir une expertise approfondie des différents secteurs manufacturiers. HP n’a pas cette expertise.

Donc nous avons fait appel à des partenaires comme GKN, un fabricant britannique de pièces métalliques, et Parmatech, qui ont respectivement une expertise dans l’automobile et le médical. Ils peuvent dès aujourd’hui proposer à leurs clients des pièces réalisées avec nos machines et nous faire part des premiers retours. La route vers la production est longue. Nous pensons que si les industriels s’adressent dans un premier temps à nos partenaires, ils pourront s’assurer que la technologie est bien compatible avec leurs pièces. Et lorsque nos machines seront disponibles en 2021, ils seront prêts à les acquérir. Le service de production à la demande continuera, même après 2021.

Dans quels pays ce service est-il aujourd’hui disponible ?

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne.

Vous allez quitter en novembre HP, quel est votre bilan après ces années passées à la tête de la branche 3D d’HP ?

J’ai commencé en tant qu’ingénieur chez HP, et j’ai travaillé dès les années 1980 à la mise au point de notre technologie d’impression Inkjet. Etre à la tête de notre branche impression 3D m’a rappelé mes débuts. C’était excitant de participer à la mise au point des fondations de cette nouvelle activité. Et ce n’est que le début.

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