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Notre modèle social français protège mal les familles

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Notre modèle social français protège mal les familles

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Le niveau minimum des salaires des pays dit peu de chose du niveau de vie réel des foyers, car dans nos démocraties occidentales les prestations sociales viennent compléter les revenus du travail (allocations familiales, complément de revenu, aides au logement…) et les impôts, les réduire. C’est ce qu’on appelle le « coin socialo-fiscal ». Les prestations et les impôts dépendent d’un ensemble de règles propres à chaque pays. Des chercheurs de l’OFCE et de l’Ires ont publié le 23 mars une comparaison intéressante des niveaux de vie par unité de consommation, c’est-à-dire en tenant compte de la composition du foyer, entre la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, de travailleurs au salaire de base. Et notre fameux modèle social en prend un coup ! Le principe est de comparer le niveau de vie d’une famille de quatre personnes avec deux enfants de 7 et 9 ans. Payée au smic, une famille française de ce type ne peut s’élever au-dessus du seuil de pauvreté que si les deux parents sont actifs à temps complet. Si l’un des parents est à temps complet et l’autre à temps partiel, les membres de la famille seront juste au niveau du seuil du taux de pauvreté (pour rappel, ce seuil est de 60 % du revenu médian national). La famille mono-active française est à 55 % du revenu médian tandis que la famille allemande sera à 63,2 % et l’anglaise à 68,8 %. La promotion à la double activité des parents n’est pas non plus très incitative en France, car, dans ce cas, notre famille française sera à 65,5 % du revenu médian, toujours en unité de consommation, contre 70,4 % en Allemagne et 81,3 % au Royaume-Uni. Dans un pays où l’on a privilégié un coût du travail plus faible comme au Royaume-Uni, les prestations sociales sont plus généreuses… quand elles tombent. Puisque si l’on se réfère à certains films de Ken Loach, il n’est pas toujours facile d’y accéder. « Le système allemand, lui, vise à protéger les familles de la pauvreté quelles que soient les modalités de travail des deux parents », explique l’étude. Dans notre pays, malgré un smic brut 10 % au-dessus des salaires minima allemand et britannique, les familles du bas de l’échelle sont mal protégées. Selon les auteurs, à cause d’un plus faible montant d’allocations familiales et d’une volonté d’inciter les femmes à participer au marché du travail. Visiblement, en France, même si les parents préfèrent travailler plutôt que de boire, les enfants trinquent. 

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