Non, le masque Easybreath de Decathlon ne protège pas (encore) contre le Covid-19

[ACTUALISÉ] L'équipementier Décathlon a dû clarifier les choses : il n'est en aucun cas prouvé que son masque Easybreath, conçu pour la plongée, protège contre le Covid-19. Mais sollicité par des hôpitaux et chercheurs pour trouver un moyen d'adapter son produit et lui trouver une utilité, il vient d'annoncer en bloquer provisoirement la vente.

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Non, le masque Easybreath de Decathlon ne protège pas (encore) contre le Covid-19
Ce masque pourrait-il protéger du Covid-19 ?

Actualisé mardi 31 mars : Face à la demande croissance des hôpitaux et des centres de recherche, Décathlon a décidé de distribuer gratuitement ses 30 000 masques Easybreath en stock, ainsi que 30 000 lunettes de piscine, aux établissements hospitaliers français. Pour ce faire, l'équipementier a bloqué les ventes en ligne de son produit. Selon un porte-parole du groupe interrogé par la Voix du Nord, la marque a "observé une croissance importante des ventes la semaine dernière". "Nous avons préféré les arrêter afin de concentrer le stock sur le don aux soignants" indique-t-il. Une croissance des ventes liée aux rumeurs de protection qu'offrirait le masque contre la propagation du Covid-19. "Nous répondons aux demandes des régions les plus touchées. Nous en avons aussi mis à la disposition de services de secours, des marins-pompiers de Marseille, de soignants en Corse…" La marque a également partagé également les plans technique de l'Easybreath avec les centres de recherches et les hôpitaux.

Pas de protection contre le Covid-19 ? Sortez votre masque de plongée ! C'est en tout cas ce qu'on lit de plus en plus fréquemment sur les réseaux sociaux ces derniers jours. L'équipementier sportif français Decathlon est d'ailleurs tellement sollicité qu'il a été obligé de publier une mise au point sur Twitter.

L'objet de la marque déchaînant toutes les passions s'appelle l'Easybreath. Il s'agit d'un masque conçu à l'origine pour la pratique du snorkeling, l'exploration aquatique avec tuba et palmes. S'il ne permet pas de se protéger du virus, certains estiment, voire proclament, que des modifications grâce à l'impression 3D pourraient le rendre efficace.

"Nous rappelons que l’Easybreath est un masque qui a été conçu uniquement pour faire du snorkeling", précise Décathlon sur Twitter, "Nous ne sommes pas médecins, et nous n’avons pas les compétences pour appuyer un usage dans le domaine médical, mais nous nous tenons à la disposition des centres de recherche".

De nombreuses sollicitations

L'enseigne ajoute avoir été sollicitée par "des centres de recherche, des hôpitaux, des universités, etc. dans plusieurs pays". Elle aurait accepté de partager des plans 3D et des informations "aux projets les plus sérieux et avancés". Cependant, "à ce jour nous n’avons pas eu de validation sur le fait que des solutions fonctionnaient réellement et étaient utilisées par des médecins", avertit-elle. "En attendant, faites attention aux informations non-sourcées et non-vérifiées relayées sur les réseaux sociaux ces derniers jours."

À l'origine du message de Decathlon, la volonté de démentir certaines rumeurs avançant qu'une solution aurait été trouvée en Italie grâce à l'Easybreath. Des rumeurs comme celle évoquée dans le message ci-dessous.

L'entreprise italienne Isinnova affirme en effet avoir adapté le masque pour pouvoir s'en servir avec un respirateur. L'impression 3D lui aurait permis de fabriquer un connecteur sur mesure. Le prototype aurait été testé avec succès dans un hôpital italien, assure-t-elle, bien que rien n'ait encore été officiellement certifié. Souhaitant faire profiter le plus grand nombre de son invention, cette entreprise a partagé gratuitement ses plans sur son site.

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