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Nissan planche sur une nouvelle technologie de pile à combustible au bioéthanol

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L'hydrogène consommé par le véhicule pour produire de l'électricité sera généré à partir d'un plein au bioéthanol. Le constructeur japonais envisage que les premiers véhicules équipés de cette technologie seront commercialisés en 2020. 

Nissan planche sur une nouvelle technologie de pile à combustible au bioéthanol
Le système innovant de pile à combustible de Nissan sur un banc d'essai
© Nissan

Pionnier de la voiture électrique avec sa Leaf, Nissan veut développer une nouvelle technologie en utilisant du bioéthanol pour la voiture à pile à combustible du futur. Le constructeur japonais, allié de Renault, a exposé ce mardi 14 juin sa stratégie pour développer la "mobilité intelligente", avec un axe justement consacré à "l'énergie intelligente", et pense ainsi pouvoir proposer ce type de véhicules à partir de 2020.

Le bioéthanol pour produire de l'hydrogène

Contrairement aux véhicules électriques fonctionnant avec une batterie rechargeable, les voitures à pile à combustible présentent l'intérêt de produire elle-même l'énergie électrique nécessaire. Cela permet de disposer d'une autonomie importante (plus de 600 kilomètres) mais aussi de se passer du temps de charge des batteries souvent très long pour n'avoir qu'un simple plein de combustible à effectuer, comme sur les véhicules traditionnels. C'est le cas par exemple des voitures à hydrogène comme la Toyota Mirai

Mais contrairement à ces véhicules qui font directement le plein d'hydrogène, la voiture de Nissan transformera le bioéthanol (à 100% ou mélangé avec de l'eau) pour créer de l'hydrogène. Ce gaz génère ensuite de l'électricite via une réaction électrochimique avec l'oxygène de l'air.

"Bilan carbone neutre"

Principal avantage de cette technologie : alors que l'hydrogène est aujourd'hui principalement produit à partir d'hydrocarbures (à 95% à partir du reformage du gaz naturel), elle garantirait un "bilan carbone neutre". Le CO2 généré au cours du processus dans le véhicule serait en effet compensé par l'absorption de ce gaz via le mécanisme de photosyntèse des plantes cultivées pour produire le bioéthanol, comme le blé ou le maïs. Un carburant propre et "largement disponible dans des pays d'Amérique du nord et du sud, ainsi qu'en Asie", indique Nissan.

Reste à savoir, si cette technologie pourra être proposée à un prix compétitif. Un élément qui freine actuellement les ventes de véhicules à hydrogène avec des prix d'au moins 50 000 euros à l'achat. Il sera en outre beaucoup plus facile de distribuer du bioéthanol, de nombreuses stations services en proposent déjà actuellement, alors que, côté hydrogène, on dénombre seulement une trentaine de stations en France prévue à fin 2016. Nissan se donne jusqu'à 2020, année des Jeux olympiques de Tokyo, pour fournir ses voitures au aux premiers utilisateurs, des entreprises et des collectivés. 

 

Des schémas pour comprendre le fonctionnement de pile à cette combustible au bioéthanol (document complet ici) : 

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