Technos et Innovations

MultiX lève 3 millions d'euros pour faire monter en puissance sa production

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

Avec sa technologie de détection spectrométrique par rayons X, la société iséroise veut améliorer les scanners aéroportuaires. La phase de validation chez ses clients étant achevée, MultiX va pouvoir commencer à répondre à leurs demandes. Elle lève 3 millions auprès de ses actionnaires historiques et de ses partenaires bancaires pour mettre son outil industriel en ordre de bataille.

MultiX lève 3 millions d'euros pour faire monter en puissance sa production

Le durcissement de la sécurité dans les aéroports dope l’activité de MultiX. La jeune entreprise qui développe une technologie de détection spectrométrique par rayon X vient de procéder à une augmentation de capital pour financer le développement de son outil industriel. Ses actionnaires historiques, dont Thales Corporate Venture, CEA Investissement et ACE Management, ont injecté 2 millions d’euros dans les fonds propres de MultiX. Bpifrance et BNP Paribas ont complété par un crédit bancaire de 1 million d’euros.

La technologie de MultiX, issue des recherches du CEA Leti et de Thales, permet d’améliorer les scanners à rayon X présents dans les aéroports. "Notre détecteur spectrométrique permet de différencier plus finement les matériaux, explique Jacques Doremus, le cofondateur de Multix. Cela n’existe pas encore sur le marché." Contrairement aux scanners traditionnels, le système d’imagerie de MultiX permet d’identifier la nature des différentes matières organiques. Et de détecter les éventuels produits explosifs ou indésirables dans les bagages, sans avoir à sortir les éléments.

MultiX en chiffres

Chiffre d’affaires : 800 000 euros prévus en 2015
Effectif : 22 personnes
Montant de la levée : 2 millions d’euros en capital et 1 million en crédit bancaire
Investisseurs : ACE Management, Amorçage technologique investissement, CEA Investissement, EurekaP, Expansinvest, Rhône-Alpes-Création, Thalès Corporate Venture
Secteur : équipement industriel

 

Les premières certifications pour fin 2016

Selon la jeune pousse, près de la moitié des fabricants de scanners dans le monde se penchent sur sa technologie. "Nos clients sont en train de terminer l’intégration industrielle de nos systèmes dans leurs scanners, explique Jacques Doremus, le cofondateur de Multix. Les produits devraient être certifiés par les autorités de réglementation des différents pays d’ici la fin 2016."

Entre-temps, la société située à Moirans près de Grenoble (38) doit faire monter en puissance son outil industriel. Sur les 22 personnes de son effectif, un peu plus de la moitié font partie des équipes de R&D. "Nous allons désormais renforcer la partie commerciale et industrielle", déclare Jacques Doremus, qui prévoit de commencer les recrutements l’année prochaine.

D’autant que le système d’imagerie spectrométrique intéresse déjà d’autres types de clients. "Depuis deux ans, nous nous intéressons au marché du contrôle non destructif", souligne Jacques Doremus. Le système de différenciation entre les différentes matières présentes dans un élément permet de renforcer le contrôle qualité dans l’industrie. Des applications dans l’agroalimentaire (recherche de contamination, de taux de gras dans la viande, de noyaux dans les olives, etc.), dans le traitement des minerais, ou encore dans les systèmes de tris des déchets sont en cours.

Le chiffre d’affaires devrait suivre. De 800 000 euros prévus en 2015, il devrait approcher les 1,5 million d’euros l’année prochaine et 10 millions d’euros en 2017. Le point d’équilibre financier devrait être atteint en 2017.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant

Le durcissement des réglementations de sécurité dans les aéroports oblige les fabricants de scanners à intégrer des technologies de détection plus fines. Et devrait porter le marché de Multix.

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