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Managers, avez-vous aussi un coup de mou?

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Si les managers étaient traditionnellement beaucoup plus impliqués que les autres salariés de l’entreprise, cette attitude est en train de décliner selon le dernier baromètre de climat social du cabinet Cegos. Découvrez ce qui pose problème aux managers, les causes et les irritants de ce désengagement.  

Managers, avez-vous aussi un coup de mou?
Découvrez ce qui pose problème aux managers, les causes et les irritants de ce désengagement.
© Hutomo Abrianto - Unsplash

Et si les managers, ceux qui sont censés être les locomotives de l’entreprise, perdaient la foi dans leur mission ? C’est un des risques identifiés par l’enquête annuelle de climat social* de la Cegos qui confirme une tendance qui s’aggrave depuis trois ans.

Depuis 2015, l’implication des managers de l’entreprise est en chute, à la différence de celle des autres salariés qui reste stable (tout en étant certes à un niveau inférieur). Il y a trois ans, 82 % des managers évaluaient leur niveau d’implication et d’investissement entre 8 et 10 sur une échelle de 1 à 10, ils ne sont plus que 67 % cette année. "C’est clair, il y a chez les managers une prise de recul. L’époque où ils étaient à fond s’éloigne. Il y a une forme de résistance passive face à de grandes transformations qui créent de l’incertitude", tranche Catherine Lainé, directrice au sein du cabinet de conseil en ressources humaine Cegos.

Parmi les facteurs de motivation qui s’effritent, on trouve, la "qualité des échanges et des contacts" avec les collègues (moins 9 points en trois ans) et surtout "l’intérêt et la variété" des postes (moins 20 points). A l’inverse, chez les managers, le niveau de rémunération revient en facteur N° 1 de la motivation. "Il était en 3 éme ou 4 éme position il y a trois ou quatre ans", complète Catherine Lainé. Des managers qui deviennent des mercenaires, ce n’est pas forcément ce dont les entreprises ont besoin dans des temps agités et complexes. 

Economie "hyperindustrielle" 

Tout n’est pas si noir car les trois quarts des managers restent fier de travailler dans leur entreprise, mais la perception de gérer "des activités variés et intéressantes" comme celle d’avoir "une latitude d’action et de décision" est en recul et laisse désormais près d’un tiers des managers sur le bord du chemin.

Pour Annick Allegret, directrice de l’activité conseil et formation de la Cegos, la numérisation de l’économie n’est pas étrangère à ce sentiment de perte d’initiatives car elle implique plus de process. "Le monde digital est un monde hyperindustriel et très processé. Qui dit data, dit gestion des data, dit reporting. Cela pèse sur les individus." Les auteurs de l’étude n’excluent pas non plus un effet de génération avec l’arrivée de Millenials à la fois plus accros à leur équilibre vie privée/vie professionnelle et plus attachés à leur indépendance d’action.

*Enquête Cegos réalisée sur 1160 personnes auprès d’entreprise de plus de 100 salariés en septembre et octobre 2018

 

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