Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

PME-ETI

Malgré Trump, les entreprises françaises foncent vers les Etats-Unis

Solène Davesne , ,

Publié le

Selon le baromètre réalisé par Pramex international et Banque populaire, les Etats-Unis sont restés de loin la première destination d’implantation des entreprises françaises en 2017, devant l'Europe.

Malgré Trump, les entreprises françaises foncent vers les Etats-Unis
Les Etats-Unis sont restés de loin la première destination d’implantation des entreprises françaises en 2017... devant l'Europe.
© Tony Webster - Wikimedia commons

Cap à l’ouest ! Les incertitudes créées par l’élection de Donald Trump et l’exacerbation des tensions commerciales n’ont pour l’instant pas refroidi les entreprises françaises. En 2017, les sociétés tricolores ont maintenu leur stratégie d’implantation aux Etats-Unis. Selon le baromètre réalisé par Pramex international et Banque populaire, le marché outre-atlantique a concentré près de 16,4 % des projets d’implantation de filiales menées par les start-up, PME et ETI françaises.

Les Etats-Unis s’imposent en particulier comme la destination privilégiée, avec 26 % des projets portés par des primo-investisseurs. Derrière, les implantations d’entreprises se concentrent sur l’Europe de l’Ouest, avec l’Espagne (8,4 % des projets), le Royaume-Uni (7 %) et l’Allemagne (6,9 %). Là aussi, le Brexit a peu d'effet. La crise catalane a redistribué les cartes entre Barcelone et Madrid comme siège d’implantation pour les entreprises, avec une augmentation des projets à destination de la capitale espagnole.

Les marchés émergents arrivent en revanche loin derrière. La Chine n’a retenu que 6 % des nouvelles implantations d’entreprises françaises. A eux quatre, les BRIC (le Brésil, l’Inde, la Russie et la Chine) ne pèsent que 13 % des nouvelles implantations d’entreprises françaises.

"Les entreprises se dirigent d’abord vers des pays matures, avec une taille minimum de marché, plus que vers des zones à potentiel de développement", souligne Hélène Madar, la directrice du marché entreprises des Banques populaires.

Les startups attaquent deux ou trois marchés simultanément

Le baromètre confirme aussi la transformation des stratégies d’internationalisation des entreprises, avec la montée en puissance de la French tech. Le nombre de projets d’implantation de startups a progressé de 25 % l’an dernier. Désormais, un tiers des créations de filiales à l’étranger sont le fait de primo-investisseurs, majoritairement des startups qui n’hésitent pas à attaquer deux ou trois marchés simultanément.

"Les startups vont plus vite à l’international, surtout si elles arrivent à lever de l’argent", souligne André Lenquette, le directeur général de Pramex. Or, les montants de fonds levés ont progressé de 15 % l’an dernier. De quoi soutenir l’engouement pour le marché américain alors qu’André Lenquette estime que "pour tenter les Etats-Unis, il faut au minimum lever 2 à 3 millions d’euros alors qu’un million peut suffire en Europe selon notre expérience".

L’augmentation des montants levés par la French tech se reflète aussi dans un autre phénomène : la hausse des fusions acquisitions menées par des startups. Jusqu’à présent, l’internationalisation via la croissance externe était surtout le fait des ETI. En 2017, les startups n’ont pesé que 10 % du total des fusions acquisitions réalisées par des entreprises françaises à l’étranger. Mais elles ont totalisé 22 projets, contre 5 l’an dernier.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle