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L'Usine Santé

Mais WTF ? Procter & Gamble veut déposer les marques LOL, WTF et autres expressions du web

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Le géant de l'hygiène américain Procter & Gamble voudrait déposer quatre noms de marque reprenant des expressions bien connues d'internet : LOL, WTF, NBD et FML. Une nouvelle saugrenue (WTF), qui peut bien faire rire (LOL) et qui vise surtout les jeunes générations qui se reconnaîtront dans ce langage familier (FML). Si vous ne comprenez pas bien ce langage, c'est pas grave (NBD), L'Usine Nouvelle vous explique. 

Mais WTF ? Procter & Gamble veut déposer les marques LOL, WTF et autres expressions du web
La marque Gillette appartient au groupe Procter & Gamble.
© Laetitia DUARTE FILET

Pampers, Ariel, Mr.Propre, Gillette, ...Le géant des marques historiques de produits d’hygiène Procter & Gamble semble vouloir rajeunir sa clientèle. Le média américain spécialisé dans le marketing Ad Age a  annoncé le 22 août 2018 que le groupe voulait déposer des marques aux noms de LOL, WTF, NBD et FML. Des expressions d'internet principalement utilisées par les jeunes millénials signifiant en anglais Lough Out Loud (je me gausse), What The Fuck (quel est ce bazar), No Big Deal (c’est pas grave) et Fuck My Life (ma vie est nulle).

"P&G a demandé à utiliser les quatre expressions pour du savon liquide, du détergent de lave-vaisselle, des nettoyants pour surface dures et des désodorisants" auprès du département de dépôt de marque américain, la U.S. Patent and Trademark Office, précise le média CNBC. Ad Age indique que P&G n’a pas encore reçu l’approbation officielle, qui a demandé plus de détails au groupe quant à l’utilisation de ces expressions. P&G aurait jusqu’à janvier pour répondre.

Un nouvel axe de communication pour le groupe

Un tournant vers la jeunesse qui s’opère alors que le géant a publié en juillet 2018 un bilan de ventes inférieur à celui attendu, pénalisé par la performance décevante de sa division de produits de rasage. Sur la chaîne de télévision CNBC, Nelson Peltz, activiste et membre du conseil d’administration de P&G a expliqué en septembre 2017 que les millénials ne voulaient plus des marques "à tailles uniques" qui ont fait le succès du groupe. "Les millénials veulent des petites marques, ces marques locales auxquelles ils ont un attachement émotionnel", précise-t-il.

Capital le confirme dans un article publié le 24 août 2018 : "les produits de masse n’ont plus la cote", écrit-il. Depuis huit années consécutives, les ventes du groupe ralentissent, 24 000 emplois ont été supprimés dans le monde et 100 marques ont été cédées, "jugées non stratégiques", précise le journal. Capital donne l’exemple du rachat de Native, une entreprise californienne de déodorant sans parabène, parfum et aluminium, ainsi que Snowberry, une société néo-zélandaise d’anti-rides à base d’actifs naturels.

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