Economie

[Made in France] Haspolo, les coulisses du prêt-à-porter de luxe

Hubert Mary , , , ,

Publié le

Vidéo L'atelier de façonnier Haspolo travaille à la confection de vêtements pour des maisons de prêt-à-porter de luxe françaises. Depuis 2009, il fait aussi le pari de former ses employés en interne. Un savoir-faire à découvrir en vidéo.  

[Sortie d'usine] Haspolo, les coulisses du prêt-à-porter de luxe
En 2019, les ateliers du façonnier Haspolo recrutaient 20 nouveaux apprentis, passant de 65 à 85 salariés.
© Haspolo

Situés à Saint-Christophe-du-Bois (Pays de la Loire), les ateliers Haspolo emploient 85 salariés, dont une partie d'apprentis. Dans cet atelier de façonnier, on s'occupe de fabriquer les modèles des marques de prêt-à-porter de luxe françaises, en petite quantité, à la demande. "Nous fabriquons les modèles du prototype jusqu'au produit final, détaille sa directrice générale Bénédicte Rattier, on ne dépasse jamais 300 à 400 pièces par produits. Les matières premières et les dessins sont fournis par les marques, nous faisons le reste."

Côté fabrication, "la majeure partie de la fabrication est réalisée à la main sur des machines à coudre, tandis que la partie découpe s'appuie sur des machines-outils laser, en fonction du type de matière et du nombre de tirage", ponctue la directrice.

A l'origine dédié au sportswear, Haspolo a fait le pari de se tourner vers le prêt-à-porter de luxe en 2009. Si elle reste silencieuse sur l'identité de ses clients, Bénédicte Rattier glisse simplement qu'on compte parmi eux "les plus grandes maisons de luxe françaises".

Recrutement et formation en interne

Un business florissant qui pousse la marque à recruter. En 2019, elle a même formé directement des professeurs venus de lycées professionnels de la région. "Les textiles travaillés et le niveau d'exigence de certaines étapes de confection sont quasiment unique et sont propres à Haspolo, avance Bénédicte Rattier, il faut une formation spécifique que l'on n'apprend pas dans les écoles."    

Bénédicte Rattier insiste : "Nos salariés doivent être en mesure de fabriquer un vêtement de A à Z et travaillent sur des matières fragiles et techniques, il y a un savoir-faire qui ne peut s'apprendre qu'à l'atelier. Il faut donc prévoir 3 à 5 ans de formation en interne en plus de leurs années d'école".

En 2019, anticipant des départs à la retraite, Haspolo recrutait 20 nouveaux apprentis, passant de 65 à 85 salariées. "D'ici 2022, nous prévoyons d'atteindre 100 salariés, conclut Bénédicte Radier, confiante.

Visitez les ateliers Haspolo dans une courte vidéo réalisée par notre partenaire MiFTV 

 

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