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Macron dévoile les premières pistes de sa prochaine loi, Noé

Solène Davesne ,

Publié le

  Transformation numérique, financement, adaptation des formations ... Une première série de mesures devrait être présentée mi-décembre tandis que le projet de loi #Noé devrait être finalisé en janvier 2016.


Emmanuel Macron - Crédits Pascal Guittet

 Lumière bleue tamisée, podium noir qui s’avance au milieu de l’assistance et discours sans pupitre ni notes. Pour présenter le contour de sa stratégie pour les nouvelles opportunités économiques, baptisée #Noé, Emmanuel Macron n’a pas lésiné sur la mise en scène. 

Pour l’instant, le ministre de l’Economie n’entend pas présenter de propositions concrètes mais "essayer de partager le constat" d’une société modifiée en profondeur par la transformation numérique et de faire preuve de pédagogie. "Ces changements, ce n’est pas le gouvernement dans son coin qui peut les penser seul", juge Emmanuel Macron devant un parterre d’étudiants et de patrons, en présence de Martine Pinville, la secrétaire d'Etat à l'artisanat mais sans sa secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire pourtant principale concernée.

Une première série de propositions  devrait être formulée mi-décembre. Un projet de loi devrait ensuite être déposé en janvier en conseil des ministres, pour les mesures qui relèveront du législatif. 

Plus qu'une loi, une stratégie

Le ministre de l’Economie a donc dévoilé les grandes lignes de sa stratégie. En matière de transformation numérique, "ce n’est pas au gouvernement de dire le coup d’après. On doit définir le terrain de jeu",  estime Emmanuel Macron."Il faut faciliter l’émergence de ces nouvelles technologies. Les bloquer n’est pas la solution", plaide le ministre. Selon lui, "nous ne sommes pas les champions du numérique"  et il n’est pas sûr que nous ayons le premier rôle.

Pour gagner la bataille, le ministre entend attirer les meilleurs. La loi Macron avait déjà mis en place cet été les actions de performance. Le projet de loi devrait aller "plus loin" en ouvrant de nouvelles incitations fiscales pour attirer les talents dans les start-up en France.

Pour ouvrir de nouvelles opportunités d’activité, le ministre de l’économie prévoit de compléter le projet de loi numérique d’Axelle Lemaire ouvrant les données du secteur public en ouvrant les données d’intérêt général du secteur privé, secteurs par secteurs.

Alimenter le financement de l'innovation

Un volet important devrait aussi être consacré au financement de l’innovation. "Si nous ne sommes pas en capacité de financer très vite, très fort, on se fait distancer", assure le ministre, qui estime que le financement notamment par Bpifrance est bon lors des premiers tours de table mais pêche pour les tickets de 80 à 100 millions d’euros.

Afin d’augmenter les financements en fonds propres des entreprises, Emmanuel Macron plaide pour "une forme de fond de pension à la française" et une adaptation du cadre fiscal afin de ramener l’épargne des Français vers le financement de l’économie réelle. Le ministre de l’Economie entend aussi réallouer des fonds publics vers le financement de l’innovation fondamentale disruptive.

Former et dérèglementer

Le dernier volet devrait aussi concerner la formation, notamment pour les salariés dont les métiers sont voués à disparaitre. " On ne peut pas protéger les emplois. Des emplois vont disparaitre et c’est normal. Il faut protéger les individus", estime le ministre.

Bercy estime toutefois que la France dispose d’un réservoir potentiel d’emplois peu qualifiés à créer. Pour lever les blocages, Emmanuel Macron prévoit de réduire les diplômes nécessaires pour l’accès à certaines professions moins qualifiés. C’est le cas notamment pour certains métiers du bâtiment mais aussi de la coiffure.

Il a ainsi souligné le décalage de certaines obligations par rapport à la réalité du terrain. Par exemple un CAP est exigé y compris dans les salons de coiffure afro alors que le tressage n'est pas une matière enseignée en CAP. Il entend aussi simplifier les transitions entre les régimes de l’autoentrepreneur et celui de l'entrepreneur individuel pour simplifier le passage de l’un à l’autre et éviter les distorsions de concurrence. "Ce n’est pas parce qu’on protégera le salariat qu’on résoudra le problème", estime Emmanuel Macron, "je veux qu’on ait le choix. Personne n’a le droit de décider pour les autres, ni le gouvernement, ni le corporatisme".

Solène Davesne
 

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