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Les trois enjeux de l’économie de la mer, selon Manuel Valls

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A l’issue de la réunion du Comité interministériel à la mer qui s’est tenue à Boulogne-sur-mer, le Premier ministre Manuel Valls a affiché ses priorités : la sécurité du domaine maritime, l’attractivité des ports, et la modernisation de la flotte.


Visite des chantiers navals de la Socarenam - Crédits : Twitter CC @manuelvalls

C’est à Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) que le Premier ministre Manuel Valls a réuni jeudi 22 novembre le comité interministériel à la mer. L’événement ne doit rien au hasard : la ville de Boulogne-sur-mer, premier port de pêche français, est dirigée par le député-maire PS Frédéric Cuvillier, ancien ministre des Transports et figure de référence du Parti socialiste dans le Pas-de-Calais.

Entouré des ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et de l'Economie, Emmanuel Macron, ainsi que les secrétaires d'Etat chargés des Transports, de la Mer et de la Pêche Alain Vidalies et du Développement et de la Francophonie, Annick Girardin, Manuel Valls a tenu à souligner le poids économique du secteur : "310 000 emplois, un chiffre d’affaires de 69 milliards d’euros, et des perspectives fortes".

Dans ce contexte, le Comité interministériel à la mer (CIMer) a souligné plusieurs enjeux. Le premier est d’assurer la sécurité du domaine maritime, face au terrorisme, au trafic maritime de stupéfiants et à la piraterie. A cet effet, 250 millions d’euros seront investis à la construction de nouveaux navires de surveillance et d’intervention au cours des années 2016-2017 (quatre navires multimissions à la Marine nationale basée en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie, à la Réunion et aux Antilles ; deux patrouilleurs légers à la Marine nationale en Guyane ; le patrouilleur Osiris aux Affaires maritimes ; le navire polaire Astrobale destiné à réaliser des missions de surveillance dans les Terres australes et antarctiques françaises). Des actions spécifiques porteront également sur la cybersécurité des navires.

Le deuxième enjeu porte sur la modernisation des trois grands ports français, Le Havre, Marseille et Dunkerque. "Les ports français subissent la concurrence toujours plus vive des autres ports européens. Il n’est pas acceptable que 50 % des marchandises arrivant en France par la mer transitent par des ports étrangers", avance Manuel Valls. Il a rappelé que les contrats de plans Etat-Région prévoient 350 millions d’euros d’investissement pour moderniser les installations, développer l’intermodalité et l’hinterland des ports. Les mesures de simplification douanières en vigueur depuis le mois de janvier seront amplifiées. Une enveloppe de 54 millions d’euros sera également affectée aux investissements portuaires outre-mer et principalement à la création de hub de transbordement à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Des bateaux plus sûrs et plus économes

Pour soutenir la modernisation de la flotte de pêche, l’Etat veut inciter les armateurs à privilégier des "bateaux plus sûrs, moins coûteux, plus économes et plus performants". "Nous avons constaté à la fois un vieillissement de la flotte, avec un âge moyen de 27 ans, et, dans le même temps, la disparition d’une ingénierie financière adaptée aux projets des professionnels de la pêche", explique Alain Vidalies. "Aussi, nous avons pris la décision de saisir la Banque publique d’Investissement pour reconstituer une force de financement".

Des mesures fiscales sont étudiées pour inciter les armateurs à privilégier les chantiers navals français. En complément, l’appel à projets de ferries propres lancé par l’Ademe sera prolongé jusqu’au 31 décembre 2016. Enfin, l’allégement, voire l’exonération des plus-values de cession des entreprises de pêche, en cas de rachat de bateau, sera expérimenté. "C’est une mesure peu coûteuse et générant des effets économiques immédiats", assure le Premier ministre. Particulièrement attentif au bateau de pêche du futur, Manuel Valls a souligné la performance du chantier naval boulonnais Socarenam. Le navire démonstrateur Arpège qui est 25 % plus économe grâce à sa double propulsion diesel et électrique sera prochainement baptisé.

Enfin, troisième grand enjeu, le CIMer a décidé de consacrer 15 % de l’enveloppe budgétaire allouée à la France sur le fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (un total de 588 millions d’euros sur la période 2014-2020) au développement d’une aquaculture durable. "Nous allons conforter la production des sites existants et identifier d’autres zones aquacoles", a expliqué Manuel Valls.

Francis Dudzinski

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