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Les syndicats se dressent ensemble contre le Medef pour défendre le CDI

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Les syndicats se dressent ensemble contre les dernières propositions du Medef, qui veut réformer le CDI pour lui donner plus de flexibilité. 

Les syndicats se dressent ensemble contre le Medef pour défendre le CDI

C'est avec un non catégorique que l'ensemble des syndicats tricolores ont répondu aux dernières propositions du Medef : le patronat réclame des évolutions autour du contrat de travail, notamment du CDI, dans un rapport envoyé fin mars aux organisations syndicales. Il milite pour l'élargissement du CDI intermittent (avec des périodes sans travail) et la généralisation du contrat de projet. Réservé pour le moment au BTP, ce dernier prend fin quand le projet qui l’a déclenché est achevé.

Certes, le Premier ministre Manuel Valls a promis ce 31 mars que le gouvernement ne reviendrait pas sur le CDI, comme le montre la vidéo ci-dessous de BFMTV. Mais pour faire baisser le chômage, une urgence au lendemain de l'échec des élections départementales, il veut lever la "peur de l'embauche" des entreprises et s'est dit prêt à "réformer le contrat de travail des PME".

Des propositions "régressives"

Les syndicats ont vivement réagi pour défendre le "socle social de notre pays", comme l'appelle la CFTC. Les sociétés peuvent déjà rompre des CDI quand la situation l'exige ou utiliser un autre contrat adapté : "Les outils existent […] : le chômage partiel, les intérimaires, les CDD. Si les chefs d’entreprise ne savent pas que ça existent ni comment l’utiliser…", ironise Joseph Thouvenel, le vice-président de la centrale syndicale sur Europe 1 le 31 mars. La CFTC a décidé de faire réfléchir les participants à son congrès, qui se déroulera au mois de novembre à Vichy (Allier), sur la thématique du statut des travailleurs.

Pour FO, ce nouveau contrat est "purement scandaleux". Dans une lettre envoyée au Medef, le syndicat a refusé toute négociation : "il n'est pas question [que ces propositions] de propagande" deviennent "une base de discussion". La CGT a elle aussi claqué la porte au nez du patronat, qualifiant les mesures proposées de "régressives", tout comme la CFDT. Dans une interview accordée au Parisien, Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la centrale, souligne que "relancer l'emploi ne passe pas par davantage de précarité".

Lélia de Matharel

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