Economie

Les start-up françaises foncent à l’international

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Elles ont l’esprit de conquête. Les start-up françaises sont de plus en plus nombreuses à s’implanter hors de France, selon l’étude de Banque populaire et Pramex international. L’Union européenne demeure leur destination préférée, Londres en tête, les Etats-Unis suivent juste derrière. 

Les start-up françaises foncent à l’international © Fotolia

Plus vite, plus loin, plus fort ! Les start-up françaises bouleversent les modes d’internationalisation des entreprises. Selon le baromètre réalisé par Banque populaire et Pramex international, le nombre de projets d’implantation à l’étranger des start-up françaises augmente de 37 % tous les ans depuis 2011. Et sur l’ensemble des créations de filiales internationales par des entreprises françaises, 20 % étaient le fait de start-up en 2016.

"Les PME traditionnelles ont longtemps plutôt eu une logique d’exportation, en recherchant des distributeurs étrangers, analyse André Lenquette, le directeur général de Pramex international. Tandis que les start-up ont plutôt une logique d’implantation directe sur ces marchés." Sans attendre d’avoir atteint l’équilibre financier. Pour cela, elles se reposent sur des levées de fonds auprès d’investisseurs en capital, qui financent leur expansion rapide.

L’Union européenne en tête

Les pays de l’Union européenne représentent la principale destination des start-up françaises (42 % des implantations). Mais, pays par pays, ce sont sans surprise les Etats-Unis qui dominent (26 % des implantations). Le Royaume-Uni suit avec 13 % des implantations, puis l’Espagne et l’Allemagne avec plus de 5 % chacun.

La raison est simple. "Selon nos observations, avec 2,5 millions d’euros une start-up peut gérer une implantation en Europe avec succès, explique Christophe Descos, le directeur du marché entreprise de Banque populaire. Pour les Etats-Unis, il faut au moins 4 millions d’euros."

New York devance la Silicon Valley

Londres est la ville la plus attractive du monde pour les start-up françaises, 12,8 % des implantations y étant localisées. New York (11,4 %) et San Francisco (8,9 %) suivent. La côte Est devance la Silicon Valley depuis seulement quelques années. New York a attiré 44 % des implantations en 2016, contre 31 % pour la Californie, alors que c’était l’inverse avant 2014. Des secteurs comme les Adtech se sont beaucoup développé à New York et la côte Est qui présentent l’avantage d’un décalage horaire moins important avec la France.

L’Espagne attire également de plus en plus depuis que l’économie locale repart, Barcelone recueillant 4,5 % des projets et Madrid 4,3 %. Selon l’étude, le nombre de start-up françaises s’installant de l’autre côté des Pyrénées a été multiplié par quatre entre 2015 et 2016.

Pour les acteurs de l’accompagnement, le dynamisme des entreprises de la French Tech modifie aussi les habitudes. "Ce n’est pas un épiphénomène, mais une vraie tendance, affirme Christophe Descos. Un groupe bancaire comme le nôtre doit mieux le comprendre pour l’accompagner." Le groupe bancaire a lancé en partenariat avec le Fonds européen d’investissement des offres comme le prêt à l’innovation Innov et plus. Il permet de financer les projets immatériels avec un différé de remboursement de deux ans.

 

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