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Toujours pas d'accord international pour encadrer les robots tueurs

Marion Garreau

Publié le

Les experts de 88 Etats étaient réunis du 27 au 31 août à Genève pour discuter d’un éventuel traité sur les armes létales autonomes, surnommées robots tueurs. Ces discussions ont débouché sur une déclaration non contraignante, décevant les associations luttant contre.

Toujours pas d'accord international pour encadrer les robots tueurs
Beaucoup d'acteurs du monde économique et scientifique s'inquiètent de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le développement d'armes létales.
© Stephen Bowler from wakefield, UK

Malgré la multiplication des appels pour l’interdiction des robots tueurs lancés par des associations et dirigeants d’entreprises tels Elon Musk (le patron de Tesla), l’adoption d’un traité légiférant ainsi est encore loin de portée. Le Groupe d’Experts Gouvernementaux (GGE) sur les Systèmes d’Armes Létaux Autonomes (SALA), réuni à Genève du 27 au 31 août, n’est pas parvenu à un accord allant en ce sens malgré des discussions qui ont duré jusqu’à 1 heure du matin le dernier jour.

Pour cela, il aurait fallu que ces experts de 88 Etats, mandatés dans le cadre de la Convention sur certaines armes classiques (la CCAC, portée par l’ONU), s’accordent sur un texte demandant l’obtention d’un mandat de négociation d’un traité juridiquement contraignant. Or le texte adopté - dont la recommandation sera présentée à la conférence annuelle du 23 novembre de la CCA - se prononce pour le renouvellement du mandat du groupe tel qu’il existe aujourd’hui, soit un mandat de discussion seulement.

Une majorité d'Etats pourtant pour la négociation d'un traité

Si le texte n’est pas modifié d’ici au 23 novembre, la négociation d’un traité encadrant l’usage des armes autonomes à l’ONU n’aura donc pas lieu en 2019. De quoi décevoir les 76 associations qui portent la campagne Stop Killer Robots, au premier chef desquelles

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