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Les robots, opportunité pour certains pays, menace pour d'autres

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Les robots, opportunité pour certains pays, menace pour d'autres
Anne-sophie bellaiche

Dans le grand débat sur la robotisation et l’emploi, deux camps s’affrontent. Ceux qui estiment que les robots vont faire disparaître les emplois, et leurs opposants qui arguent, à l’inverse, que l’automatisation est le meilleur garant de l’emploi de demain en permettant des gains de productivité, condition de la croissance. Le rapport 2017 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur le commerce et le développement montre que l’affaire est plus compliquée. Il reprend d’abord des analyses académiques sur l’impact des robots sur le type d’emplois concernés. Ces dernières, déjà largement diffusées, montre une polarisation entre des emplois manuels mais exigeants une certaine dextérité d’un côté, et des emplois très qualifiés de l’autre. Avec, au milieu, la disparition de l’activité de salariés moyennement qualifiés effectuant des tâches routinières que des robots ou des logiciels peuvent aisément prendre en charge. L’analyse, fondée sur le contenu du travail, vaut quels que soient le pays et son niveau de développement économique. L’originalité du rapport de la Cnuced est d’adopter aussi cet angle du stade de développement pour évaluer l’impact des robots sur distribution internationale du travail. Il montre que les robots favorisent la concentration des activités industrielles dans des pays où les secteurs manufacturiers sont importants. Cela renforce leur productivité et leur compétitivité. C’est le cas de l’Allemagne, de la Corée ou de la Chine, qui s’est taillé la part du lion en matière de fabrication en Asie. Là, le stock de robots industriels a quadruplé entre 2010 et 2015, réduisant les emplois dans l’industrie tandis que ceux des services progressaient. De même au Mexique où l’usage intensif de robots, notamment dans le secteur de l’automobile, est aussi allé de pair avec une hausse de l’emploi, grâce à la dynamique des exportations. Mais ce phénomène de concentration met en péril les stratégies classiques de certains pays en voie de développement qui misaient sur le secteur secondaire pour créer des emplois et augmenter les salaires. « Dans ce sens, la robotisation pourrait rendre plus difficile le développement économique sur la base d’une stratégie classique d’industrialisation », explique la Cnuced. Mais tout n’est pas perdu. En effet, la combinaison de robots et d’impression 3 D pourrait ouvrir des possibilités à des PMI. Elle leur permettrait de surmonter les enjeux de taille critique, de réduire l’attrait de chaînes de valeur très internationalisées et de redonner du dynamisme à des productions régionales, y compris dans les pays en voie de développement.

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1 commentaire

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12/10/2017 - 09h51 -

Depuis l'industrie 1.0 les machines sont là pour remplacer, voir soulager les tâches pénibles. Les robots entrent également dans cette logique. C'est ce qui permet aujourd’hui de travailler que 35 heures. Résoudre le problème du chômage par une taxation des robots c'est aussi ridicule que de supprimer les tracteurs des paysans pour créer des emplois.
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