Les réactions des syndicats sur le contenu des ordonnances

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Le premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Murielle Pénicaud ont enfin dévoilé, jeudi 31 août, le contenu des cinq ordonnances réformant le code du travail. De nombreuses mesures, parfois très techniques, vont profondément modifier le quotidien des entreprises. Voici les premières réactions des syndicats suite à la présentation de ces ordonnances.

Les réactions des syndicats sur le contenu des ordonnances
Pour Alexandre Saubot, président du pôle social du Medef, "cette réforme ouvre la France aux investisseurs étrangers".
© Jean Chiscano

Force Ouvrière

Le syndicat Force Ouvrière (FO) a, pour l'instant, une réaction mitigé. Il salue l'évolution sur "certains points clefs" qui ont été permises grâce aux semaines de concertation. Sont notamment visés par FO : "La place de la branche dans l’articulation des niveaux de négociation, l’obtention d’une augmentation de l’indemnité légale de licenciement ou la liberté de désigner le délégué syndical."

Toutefois, des désaccords persistent notamment "en matière de prud’hommes, de droit à l’erreur en matière de motifs de licenciement ou de conditions relatives aux institutions représentatives du personnel". Le syndicat précise "faire une analyse approfondie des textes".

CFE-CGC

Ce projet de réforme complet proposé par le gouvernement n'apporte "pas beaucoup de surprise […] et confirme nos craintes", a déclaré François Hommeril, président confédéral de la CFE-CGC, au micro de Franceinfo. Pour le syndicat des cadres ce projet "ne favorise en rien l'emploi. C'est un projet de flexibilisation du marché du travail et de précarisation des conditions dans lesquelles les salariés travaillent", a-t-il encore précisé.

Medef

Le Medef parle d'un "début de réforme intéressant" mettant en place "un droit du travail plus en phase avec la réalité quotidienne des entreprises". Le syndicat précise que cette réforme permettra aux entreprises d'êtres plus en phase au niveau mondial. Alexandre Saubot, président du pôle social du Medef, a déclaré au micro de Franceinfo que "cette réforme ouvre la France aux investisseurs étrangers".

Pour le Medef, si "l’augmentation des indemnités légales de licenciement n’est pas un signal pertinent pour les entreprises" il faut tout de même "saluer la mise en place d’un plafond concernant les dommages et intérêts prud’hommaux". Le Medef regrette aussi que "les ordonnances n’ouvrent pas la capacité d’un dialogue simple dans les entreprises entre 50 et 300 salariés". Le syndicat précise rester vigilent quant à la mise en œuvre de cette réforme.

CFDT

La CFDT se félicite d'avoir "obtenu quelques avancées, comme l’augmentation des indemnités légales de licenciement de 25% ou la négociation de branche sur la qualité de l’emploi pour encadrer le recours aux contrats courts." Toutefois, le gouvernement  "a privilégié la flexibilité au détriment de la justice sociale", selon le syndicat. Le syndicat déplore aussi que "le pouvoir unilatéral des employeurs [soit] renforcé dans les plus petites entreprises" et que "la présence de représentants des salariés dans les Conseils d’administration ne [soit] pas généralisée à toutes les grandes entreprises."

 

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