Economie

Les questions clés pour 2015 : les investissements des entreprises vont-ils repartir ?

Solène Davesne

Publié le

Infographie Troisième thème de notre série sur les sujets qui vont affecter la vie des entreprises françaises en 2015 : l’évolution des investissements. Avec des capacités de production loin d’être saturées et une demande atone, s’ils se réveillent ce sera à petite vitesse.

Les questions clés pour 2015 : les investissements des entreprises vont-ils repartir ? © D. R.

Difficile d’envisager une véritable reprise sans redémarrage des investissements des entreprises en France. Après avoir presque tous prédit leur rebond dès 2014, les économistes hésitent désormais à se mouiller. "Franchement, je n’ose plus faire de prévision", reconnaît l’un d’eux. L’attentisme des entreprises est encore loin d’être levé. Les fabricants de biens d’équipement français sont les premiers à l’observer. "Les projets existent chez nos clients, mais les industriels ont du mal à les concrétiser faute de visibilité. Les commandes se passent au cas par cas et au dernier moment", confirme le Syndicat des machines et technologies de production (Symop), qui table sur un léger mieux l’an prochain.

Un casse-tête pour les fabricants de machines qui doivent eux-mêmes investir. Au troisième trimestre, les dépenses des entreprises ont baissé de 0,1 %. Les industriels français anticipent de revoir encore à la baisse leurs projets, selon une enquête de l’Insee très souvent révisée en cours d’année. Les capacités de production des usines sont loin d’être saturées. Il existe pourtant depuis la rentrée des signaux positifs pour espérer enfin le rebond tant attendu des investissements. "Les intentions d’investissement de la part des industriels progressent à nouveau dans les enquêtes de la Banque de France et les crédits mobilisés par les entreprises ont arrêté leur recul", souligne Denis Ferrand, qui veut croire à une reprise lente l’an prochain.

La baisse de l’euro et des cours du pétrole pourraient aussi doper les perspectives de la demande, principal frein actuel. La montée en puissance du Cice redonne également des marges de manœuvre. Mais si l’investissement des entreprises repart, cela risque d’être à petite vitesse.

Solène Davesne

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