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Les questions clés pour 2015 : La crise diplomatique avec la Russie va-t-elle brider les exportations ?

Solène Davesne , , , ,

Publié le

Analyse Sixième thème de notre série sur les sujets qui vont affecter la vie des entreprises françaises en 2015 : l’impact commercial de la crise géopolitique avec la Russie. En matière d’exportation, tous les secteurs ne seront pas logés à la même enseigne. Mais au-delà d’une normalisation en Ukraine, c’est davantage la situation économique globale de la Russie qui inquiète.

Les questions clés pour 2015 : La crise diplomatique avec la Russie va-t-elle brider les exportations ? © Base de soutien de la 2e division du Canada, Val - Flickr - CC

La crise ukrainienne a fait une victime jusque dans le Maine-et-Loire. En octobre, le fabricant de chaussures pour femmes Samson a dû se placer en redressement judiciaire. Motif : l’effondrement de ses ventes vers la Russie, qui représentaient un tiers de son chiffre d’affaires. Premiers à être concernés par l’embargo décidé par Moscou depuis l’été, les industriels européens de l’agroalimentaire pourraient perdre 5 milliards d’euros. Même si la pression politique retombe, regagner des parts de marché prendra du temps. Les producteurs turcs ou marocains de fruits et de viande se sont engouffrés dans le vide laissé par les Européens. Le coup de frein de l’économie russe, sous l’effet de la baisse du pétrole et de la chute du rouble, handicape aussi les entreprises comme Renault et la Société générale, qui avaient fait le choix de s’implanter sur place.

L’impact sur la croissance française reste pourtant limité. La Russie ne représente que 2% de nos exportations (3% de celles de l’Allemagne). "Savoir comment l’Italie va se réformer au cours des prochains mois a bien plus d’impact pour les exportations françaises que la Russie", tempère Yves Zlotowski, chef économiste de la Coface. La crise russe n’est pas indolore pour autant. En Allemagne, elle a fait plonger le moral des industriels, bien davantage que les exportations. Si cette nouvelle guerre froide devait gagner en intensité, elle pourrait retarder encore un peu plus le difficile retour de la confiance en Europe.

Solène Davesne

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