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Les quatre ambitions du pôle de l’industrie du futur EMC2 pour 2022

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Les pôles de compétitivité sélectionnés pour la phase IV (2019-2022) devraient être dévoilés fin décembre ou début janvier. Le pôle nantais (Loire Atlantique) EMC2, dédié à l’industrie du futur, a profité de l’appel d’offres pour revoir sa stratégie.

Les quatre ambitions du pôle de l’industrie du futur EMC2 pour 2022
Laurent Manach, directeur général d'EMC2.

Début janvier, les pôles de compétitivité entameront leur quatrième phase de développement (2019-2022). L’appel d’offres pour obtenir la labellisation lancée par l’ancienne secrétaire d’Etat Gény-Stephann s’est clôturée mi-octobre. Les pôles sélectionnés par le gouvernement devraient être annoncés fin décembre ou début janvier.

Seuls les pôles d’au moins 200 adhérents, capables de prouver leur ambition européenne et leur capacité à atteindre une taille critique, seront sélectionnés pour obtenir des financements de l’Etat. EMC2, pôle nantais dédié aux nouvelles technologies de production et à l’industrie du futur, espère faire partie des élus. Il a exposé mercredi 5 décembre sa nouvelle stratégie baptisée "Spirit 2025", "2025 pour aller au-delà de l’échéance 2022", précise Laurent Manach, directeur général d’EMC2. Résumé ici en quatre points.

1. Multiplier les partenariats

Pour répondre aux critères d’éligibilité de cette quatrième phase de développement, beaucoup de pôles de compétitivité ont fusionné avec d’autres. Ce n’est pas le cas d’EMC2, qui fait partie des bons élèves avec 400 adhérents et plus de 500 projets accompagnés depuis 2012. En revanche, des partenariats avec d’autres pôles sont prévus : Viameca en Auvergne-Rhône Alpes, pôle de la mécanique. "Nous souhaiterions créer un interpôle pour dépasser notre logique régionale", explique Laurent Manach. Un partenariat stratégique devrait voir le jour avec le pôle rennais Images et réseaux, dédié à l’innovation numérique. Une fusion pourrait même être envisagée, une fois la phase IV entamée. "Cela nous paraît logique de rapprocher le digital de l’usine", estime le directeur du pôle. Image et Réseaux a lui-même fusionné avec le pôle Tes, dédié à la cybersécurité. Un super pôle réunissant les trois entités serait donc envisageable.

EMC2 compte par ailleurs multiplier le nombre de partenariats avec les outils des programmes d’investissement d’avenir de sa région. C’est-à-dire l’Institut de recherche technologique (IRT) Jules Verne, l’I-SITE NExT qui réunit trois universités et écoles, et la Société d'accélération du transfert technologique (SATT) Ouest Valorisation. "Le but est de mutualiser les ressources et rendre plus lisibles l’offre d’innovation aux entreprises", résume Laurent Manach.

 

2. Mettre l’accent sur l’humain au sein de l’industrie du futur

"Nous avons revu notre feuille de route technologique et choisi des sujets transverses plutôt que par filière comme c’était le cas auparavant", explique Laurent Manach. Le pôle compte mettre l’accent sur la question de l’homme au cœur de l’industrie du futur.

EMC2 a déjà co-réalisé un livre blanc avec Altran sur le sujet en mars dernier. "Il faut que la question de l’acceptabilité des technologies soit traitée très en amont pendant la conception des technologies et avant le déploiement", explique Laurent Manach. "Aujourd’hui les interfaces hommes-machines ne sont pas toujours acceptées. Beaucoup de start-up se plantent à cause de ça."

EMC2 prévoit notamment de créer un indice Human reddiness level (HRL) permettant de mesurer l’accessibilité d’une technologie, similaire à l’indice Technology reddiness level (TRL) utilisée pour mesurer la maturité d’une technologie.

 

3. Accompagner 100 projets européens

Avoir une dimension européenne : c’est l’un des impératifs exigés par le gouvernement pour accéder à la quatrième phase de développement des pôles. EMC2 prévoit d’accompagner une centaine de projets européens sur un total de 800 projets. Et envisage pour cela de créer une antenne à Bruxelles. Le but pour le pôle de l’industrie du futur est aussi d’aller chercher de nouveaux fonds en prévision de l’amoindrissement des financements de l’Etat. "Les financements publics constituent 40 % de notre budget aujourd’hui, cette part devrait atteindre 30 % d’ici à 2022", souligne Laurent Manach.

 

4. Devenir l’un des 20 centres d’accélération de l’industrie du futur

En octobre dernier, Edouard Philippe annonçait la création de 20 centres d’accélération de l'industrie du futur pour accompagner les PME dans la modernisation de leurs usines. Ces centres s’appuieront a priori sur les structures existantes. EMC2 n’a pas affiché cet objectif sur sa feuille de route officielle, mais le pôle et ses partenaires IRT Jules Verne, SATT Ouest, ont fait part de leur volonté de faire partie de ces centres. Leur sélection sera annoncée début 2019.

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