Les premières réactions politiques aux nominations du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe

Avec un duo issu des rangs de la droite à Bercy, le signal donné par Emmanuel Macron et Edouard Philippe fait largement réagir les politiques. Tour d'horizon.

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Les premières réactions politiques aux nominations du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe
Les premières réactions politiques aux nominations du nouveau gouvernement Philippe

Les premières réactions à la composition du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe, mercredi 17 mai, concernent essentiellement l'arrivée de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, tous deux Les Républicains, à Bercy. La surprise Nicolas Hulot est également commentée dans les rangs de la droite comme de la gauche.

A gauche :

Jean-Luc Mélenchon, alors qu'il vient de déposer sa liste France Insoumise à Marseille, a déclaré mercredi 17 mai, "c'est un gouvernement de droite". Et d'ajouter à l'évocation du nouveau ministre Nicolas Hulot : "Nul doute sur ce qui sera réservé à l'impératif écologiste. Quand on a comme Premier ministre un homme central dans le lobby nucléariste, on n'a pas de doute".

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Dans un communiqué, le Parti socialiste a estimé, "en choisissant de confier 'Bercy' à Bruno Le Maire (Les Républicains, et ancien ministre de l'Agriculture du gouvernement Fillon, NDLR) et Gérald Darmanin (LR, proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy, NDLR), le Premier ministre Edouard Philippe aura l’assurance de pouvoir mener une politique économique 'de droite et en même temps… de droite' dont les priorités consisteront à augmenter la CSG, supprimer l’ISF, remettre en cause les protections des salariés, réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires et casser les services publics".

Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français épingle un "gouvernement libéral de combat". Pour le PCF, "l'ensemble des affaires économiques de la France est confié aux hommes de droite, confirmant le virage austéritaire et libéral de Macron (...) Jean Yves Le Drian aux Affaires étrangères en duo avec Marielle De Sarnez aux Affaires européennes et surtout avec Sylvie Goulard, ministre des Armées, laisse présager la dérive militaire de notre politique internationale". Avant de s'interroger : "dans quelle galère s'est embarqué Nicolas Hulot, nommé ministre d’État à la Transition écologique et solidaire ?"

Comme la majorité des politiques, la réaction du parti Europe Ecologie Les Verts se veut circonspecte à l'égard des choix effectués : "Europe Écologie Les Verts ne partage ni le projet, ni les valeurs du chef de l’État et de son Premier ministre et nous ne leur faisons pas confiance pour faire de l’écologie leur boussole", annonce le parti écologiste dans un communiqué. Peu convaincu par la nomination de Nicolas Hulot en qualité de ministre d'Etat, il réclame : "des éclaircissements sur le périmètre des attributions du ministre et la feuille de route qui lui sera confiée sont extrêmement importants, d’autant plus que cet affichage va à rebours de la composition générale du gouvernement".

A droite :

Pour Bernard Accoyer, secrétaire général Les Républicains, "les membres de notre famille politique qui ont choisi, en nombre très réduit (Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, NDLR), de rejoindre ce gouvernement ne font plus partie des Républicains".

François Baroin (LR), qui conduit la campagne de la droite aux législatives,"regrette à titre personnel" l'entrée de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin dans le gouvernement d'Edouard Philippe, a-t-il déclaré interrogé par les journalistes.

Les autres réactions:

Pour le Front national, s'en prend au "système UMPS aux manettes". Pour le parti de Marine Le Pen, s'inquiète du retour "des personnalités qui ont déjà largement fait la preuve de leur totale incompétence comme M. Bayrou, M. Lemaire ou M. Le Drian, ou des apparatchiks comme Mme de Sarnez ou M. Castaner, on constate que le renouvellement ou la prime à la compétence qui avaient pourtant été promis ne se font pas".

Dans un communiqué officiel Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan a fustigé un "gouvernement au service de Bruxelles". "Sous couvert de renouvellement, M. Macron a distribué les postes à des 'eurobéats', tenants d’une ligne d’extrême-européisme, a-t-il déclaré, ce gouvernement socialo-centriste (…) va continuer une politique folle de soumission à Bruxelles et contraire aux intérêts français".

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