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Les pôles de compétitivité font le plein de projets

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A la veille de nouvelles labellisations par le ministère de l'Industrie, « L'Usine Nouvelle » a interrogé les 66 clusters français sur leurs premiers résultats. Leurs réponses montrent un dynamisme notable, les pôles mondiaux en tête.

Les pôles de compétitivité font le plein de projets © D.R.

Les pôles de compétitivi-té sont bien partis ! Près de deux ans après leur lancement et trois appels à projets plus tard, « L'Usine Nouvelle » a mené l'enquête auprès des 66 clusters à la française, les interrogeant sur leur nombre d'adhérents industriels, les projets qu'ils ont labellisés et financés depuis 2005 et leurs initiatives à l'international.

Alors que certains s'interrogent sur leur efficacité, tel le président de la commission des affaires économiques du Sénat et sénateur de la Saône-et-Loire, Jean-Paul Emorine, les enseignements de notre enquête montrent concrètement le chemin parcouru.

Plus de 1 900 projets ont été labellisés depuis 2005 dont 923 soutenus à hauteur de 1,13 milliard d'euros. Parmi les champions de la validation de projets de R et D, les pôles mondiaux bien sûr. A commencer par le pôle francilien Medicen Paris Région, qui totalise 97 projets labellisés àce jour. Le pôle spécialisé dans les systèmes embarqués System@tic se démarque également avec pas moins de 91,8 millions d'euros décrochés depuis 2005 pour alimenter 37 projets. Si l'on écarte Minalogic en Rhône-Alpes qui totalise 241 millions d'aides, dont 192 obtenus de l'Agence de l'innovation industrielle, « nous sommes le pôle le plus soutenu en France », s'enorgueillit Maurice Klein, le directeur général de System@tic.

La surprise vient d'un pôle « national » en Rhône-Alpes, Tenerrdis, dédié aux énergies nouvelles. Il a labellisé 115 projets et récolté 87 millions d'euros de subventions. « Nos entreprises avaient déjà l'habitude de travailler ensemble et plusieurs projets retenus par l'Agence nationale de la recherche (ANR), ont rejoint le pôle très vite après notre création », explique Odile Lantz, chargée de mission clusters au pôle rhônalpin.

Un essoufflement est à craindre

La différence de rythme d'évolution parmi les 66 pôles est manifeste. Pour preuve, près de la moitié n'ont pas labellisé plus de vingt projets depuis 2005. Autre enseignement, l'implication des PME dans les structures mises en place, dénoncées par certains observateurs, est réellement visible. « Sur 77 entreprises par pôle en moyenne, on ne compte que quelques grands groupes », répondait récemment François Loos, le ministre délégué à l'Industrie au sénateur de la Saône-et-Loire. Notre étude met, quant à elle, en exergue, la présence de presque 4 600 PME parmi les entreprises adhérentes des pôles.

Un essoufflement à craindre après ces débuts prometteurs ? C'est peu probable. « Nous avons encore beaucoup de projets à présenter aux prochains appels à projets », déclare Maurice Klein. Et si, dans la première année de vie des pôles, leurs membres se sont davantage tournés vers les dispositifs qu'ils connaissaient le mieux, et pour lesquels leurs dossiers avaient été montés, ils s'intéressent à toutes les aides mises à leur disposition. Ainsi, « la majorité des financements que nous avons obtenu jusqu'à présent provenaient de l'ANR. Mais nous misons beaucoup sur le 7e Programme cadre de recherche et développement (PCRD) européen pour alimenter nos prochains programmes de recherche », annonce Alain Vulmière, le directeur du pôle Images et Réseaux, en Bretagne.

Outre cette opportunité, ouverte en milieu d'année, les industriels pourront aussi s'appuyer sur des appels à candidatures à répétition : celui de l'ANR, lancé en mars d'abord, puis un nouvel appel de la DGE (Direction générale des entreprises à Bercy) en septembre. Les pôles y sont de mieux en mieux préparés. « Certains d'entre eux ont mis en place des sortes d'incubateurs de projets qui accompagnent les dossiers en interne pour les amener plus vite au niveau nécessaire pour être labellisés », témoigne Marc Jardini, consultant en stratégie chez KPMG, qui a mené une étude sur les pôles fin 2006. D'autres interviennent même plus en amont encore. « L'ANR nous a invités à participer à la définition de ses appels à projets dans les nouvelles énergies pour 2008 », explique Odile Lantz, de Tenerrdis. Grâce notamment à cette consultation, l'ANR devrait y intégrer la problématique de stockage de CO2, considérée comme incontournable par le pôle rhônalpin.

Au-delà des projets, « les instances de gouvernance des pôles sont de plus en plus concentrées sur la stratégie », observe Marc Jardini. La grande tendance, pousser les coopérations interpôles. « Des ponts se construisent entre des pôles qui partagent la même problématique technique, mais occupent des segments de marchés différents », poursuit le consultant. Les pôles Mer Provence-Alpes-Côte d'Azur et Bretagne, par exemple, travaillent ensemble. System@tic, de son côté, a signé une convention de collaboration avec le pôle Aerospace Valley en Midi-Pyrénées et Aquitaine, et envisage d'en signer plusieurs autres avec Minalogic, à Grenoble (Isère) et Images et Réseaux, en Bretagne.

La prochaine étape ? « En 2007, nous devons passer de procédures franco-françaises à un cadre international en multipliant les démarches de collaboration avec des clusters étrangers », lance Maurice Klein. Là encore, notre enquête démontre le grand intérêt des pôles français pour ces partenariats, puisque 39 d'entre eux nous ont indiqué avoir déjà lancé des initiatives en ce sens, ou veulent l'initier en 2007.

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