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Les pistes de la mission Villani pour développer une industrie française de l'intelligence artificielle

Manuel Moragues ,

Publié le

Lors d'un point d'étape de sa mission sur l'intelligence artificielle (IA), le député Cédric Villani a présenté les grandes pistes pour développer une industrie française de l'IA. Quatre secteurs sont pointés comme prioritaires.

Les pistes de la mission Villani pour développer une industrie française de l'intelligence artificielle
Cédric Villani, mathématicien et député (LRM), a pour mission de proposer une stratégie nationale pour l'intelligence artificielle.
© Marie-Lan Nguyen / CC BY 3.0

La France doit passer à l'action si elle veut se doter d'une véritable industrie de l'intelligence artificielle. "2018, ce n'est plus le temps des questions, c'est le moment où l'on agit et où l'on s'engage pour le long terme." C'est par ces mots que Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique, a conclu son introduction, ce mercredi 29 novembre dans ses locaux, avant de laisser la parole au mathématicien et député (LRM) Cédric Villani, chargé depuis septembre de mener une mission sur l'intelligence artificielle destinée à nourrir la stratégie nationale que définira le gouvernement.

Après plus de 200 personnes auditionnées et de multiples échanges tous azimuts, Cédric Villani a tenu devant la presse un point d'étape de sa mission pour présenter ses "pistes de réflexion". L'enjeu ? Savoir comment lancer la France dans la course à l'IA. "Une course déjà lancée", estime le mathématicien, qui pointe "une situation économique de l'IA très particulière, avec deux grands blocs, les Etats-Unis et la Chine, dans lesquels une petite dizaine de géants privés concentrent les ressources, les talents et les données".

Des actions énergiques dans la Santé, transport, environnement et défense-sécurité

Cette géographie n'est cependant pas figée ,comme en témoigne l'émergence récente du Canada et d'Israël, soulignée par le député. La France, bourrée de talents dans l'IA, peut prétendre à s'engager dans cette révolution qui "touchera tous les secteurs". Un "défi" qui consiste, selon la vision de Cédric Villani, à "transformer la France – et l'Europe – en prenant en compte les questions éthiques et sociales, de façon soutenable et en mettant en avant les bons usages de l'intelligence artificielle".

La politique industrielle de la France en matière d'IA devra d'abord se concentrer sur quatre secteurs dans lesquels les technologies et les applications sont les plus avancées. Santé, transport, environnement et défense-sécurité sont "des secteurs clés sur lesquels il faudra lancer des actions énergiques dès le début", recommande Cédric Villani. Et d'ajouter : "Dans certains cas, plus que de lancer de grands projets, il s'agira plutôt de mettre en réseau des acteurs déjà engagés" dans l'IA.

"Pas de politique de l'IA sans politique de données

Pour le député, de manière générale, la règle sera de "faire monter en puissance des écosystèmes" plutôt que d'adopter une démarche top-down, centralisée, "qui ne marchera pas". L'éducation et l'inclusion – des handicapés, des personnes âgées… - étant deux secteurs "où l'on imagine de forts impacts à long terme", il faudra y mener des "expérimentations", prône ainsi Cédric Villani.

Enfin, "il ne peut y avoir de politique de l'IA sans politique de données", insiste le député. Selon le document distribué lors de cette conférence de presse, "la mission s'intéresse aux moyens de favoriser une ouverture large [des données publiques et privées] et la constitution d'écosystèmes autour de la donnée tout en assurant de nouvelles protections pour les individus". Sur ce dernier aspect, en particulier, sont évoqués "l'activation du droit à la portabilité [des données]" et le développement "des droits collectifs des individus", dont les "actions collectives".

Stratégie du gouvernement au premier trimestre

Un équilibre délicat entre ouverture des données et respect de la vie privée se dessine ainsi, à l'image de la position du député sur "l'évolution majeure à venir que constitue le Réglement général de protection des données européen" : "Il faudra en faire un levier et non un frein."

Cédric Villani a assuré qu'il rendrait son rapport comme prévu fin janvier. Mounir Mahjoubi a, lui, promis que le gouvernement présentera sa stratégie nationale en IA au premier trimestre.

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1 commentaire

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30/11/2017 - 18h48 -

Avec l'arrivée d'Emmanuel Macron, la France dispose enfin d'un projet global et d'hommes politiques en capacité de le faire partager et de le faire vivre. La France doit être un acteur majeur sur le dossier de l'IA. Cédric Villani, Mounir Mahjoubi sont les bienvenus pour animer le débat !
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