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L'Usine Aéro

Les pilotes d’Air Gâchis

Pascal Gateaud , ,

Publié le

Le corporatisme du Syndicat national des pilotes de ligne conduit Air France à la sortie de piste.

Les pilotes d’Air Gâchis © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le prestige de l’uniforme ? La technicité du pilotage ? La nostalgie de l’Aéropostale ? Les Français ont longtemps accordé le bénéfice du doute aux pilotes d’Air France. Depuis maintenant des mois, ils savent à quoi s’en tenir. Les adhérents du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) sont prêts au pire. Pas question pour ces seigneurs du ciel d’accepter la moindre remise en cause de leur statut, pas question de partager un même objectif avec les autres salariés.

Après avoir torpillé le plan de développement de la filiale à bas cout Transavia, ils refusent le principe de six vols supplémentaires par an, sans suppression de postes. A charge pour les autres catégories de personnel, beaucoup moins bien payées qu’eux, de supporter l’essentiel de la restructuration de la compagnie. Dernière conséquence de ce corporatisme obtus ? Une violence inacceptable qui ne manquera pas de relancer le french bashing outre-Manche et outre-Atlantique…

Air France, qui a perdu 4 milliards d’euros en quatre ans, n’a plus les moyens d’être une compagnie globale présente sur tous les marchés. Le soutien apporté à la direction de la compagnie par le gouvernement ne suffit pas ? Et bien que celui-ci prenne ses responsabilités. Soit en vendant la participation de l’Etat, premier actionnaire (17,6 % du capital), mais cela reviendrait à la brader, soit en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour reprendre les commandes et tenter d’éviter le crash.

Ce n’est pas la première crise qui menace le pavillon tricolore. Mais celle-ci n’a rien à voir avec les précédentes. Plus que jamais, Air France doit s’adapter à la mondialisation. Il lui faut répondre à la concurrence des compagnies à bas coût agiles et inventives, à celle des compagnies du Golfe aux ressources presque illimitées et qui drainent une part grandissante de la clientèle d’affaires, mais aussi à ses concurrentes traditionnelles, qui, elles, se sont restructurées, au prix, parfois, de lourdes suppressions d’emplois.

A défaut d’une solution pérenne, les clients d’Air France, et en premier lieu les Français, feront le choix d’aller voler ailleurs…

Pascal Gateaud 

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2 commentaires

Nom profil

06/10/2015 - 08h01 -

Depuis Rodez, on vole sur HOP, à 660 € l'aller retour vers Orly. Cherchez l'erreur pour une compagnie à bas coût. A ce prix là, vous arrivez à Moscou ou aux USA depuis Paris.
La compagnie a du chemin à faire, en interne, avant d'espérer survivre.
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Nom profil

05/10/2015 - 20h11 -

il y a malheureusement une coquille dans votre article pourtant bien documenté
Il faut bien sûr parler des Saigneurs d'Air France, qui font suite à ceux des ports français et autres "ouvriers" du Livre
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