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Les patrons de Huawei et Siemens en France défendent leur impact économique

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Invités aux Assises de l’industrie organisées par L’Usine Nouvelle le 5 novembre, les présidents de Huawei France et Siemens France ont défendu leur engagement sur le territoire national et décrypté leur rôle d’ambassadeur de la France auprès de leur maison-mère.

Les patrons de Huawei et Siemens en France défendent leur impact économique © Pascal Guittet

"Nous faisons extrêmement attention à la part de valeur ajoutée française de nos produits. Il ne suffit pas d’avoir un nom français pour créer de l’activité sur le territoire", s’insurge Christophe de Maistre, le patron de Siemens France. Etrangers, donc suspects ou incompris. C’est un peu le sentiment de François Quentin et Christophe de Maistre, respectivement patrons de filiale d’un groupe chinois (Huawei) et allemand (Siemens) qui témoignaient le 5 novembre aux Assises de l’Industrie. Siemens n’est pourtant pas un petit nouveau sur le territoire et avec ses 8000 salariés, il fait même figure de poids lourd du tissu technologique et industriel français. Huawei est plus récent. Il s’est implanté modestement en 2003 puis plus largement en 2009 avec un centre de recherche. Chacun d'eux exprime le regret d'avoir à défendre souvent leur légitimité.

Des preuves d'amour

Le président de Huawei estime qu’il a dû combattre des idées reçues et "faire admettre que l’expression 'entreprise de haute technologie chinoise' n’était pas un oxymore". Mais la meilleure façon de se faire accepter, ils l’ont compris n’est pas de faire des déclarations d’amour mais d’en donner des preuves. En septembre dernier, Huawei a ainsi annoncé sa volonté d’investir 1,5 milliard sur place d’ici 2018. Pour sa filiale, il a déjà embauché 200 chercheurs et anticipe la création de 650 emplois.

Christophe de Maistre a pour sa part rappelé "que 85 % de la valeur ajouté des nouveaux trains de Siemens était française". Ce dernier vient d’ailleurs de prendre la présidence de Pacte PME, une association qui vise à développer des relations pacifiées et fructueuses entre grands donneurs d’ordre et sous-traitants... une spécialité allemande.

"Nous nous considérons ici comme une entreprise française et nous sommes les meilleurs avocats de la France auprès de notre siège", a renchéri François Quentin, le président de Huawei. Et malgré les relations sociales jugées peu flexibles, les deux patrons trouvent des arguments en faveur des de l'Hexagone : l’excellence des ingénieurs et de l’école de mathématiques française, la qualité de l’écosystème et des infrastructures, la position géographique de l'Europe, entre les Etats-Unis et l'Asie. Et puis "il est agréable de vivre à Paris, les Chinois apprécient", conclut François Quentin.

Anne-Sophie Bellaiche

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