Les ouvriers plus dépendants de leurs voitures que les cadres

La voiture est le principal moyen de transport des salariés en France pour se rendre à leur travail, avec de grandes disparités selon le territoire mais aussi de forts écarts entre les différentes catégories professionnelles. Les moins aisés sont ceux qui bénéficient le moins d’une offre de transports collectifs.   

 

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Les ouvriers plus dépendants de leurs voitures que les cadres
Plus de 3 millions de salariés font 50 km par jour pour se rendre au travail.

Pas étonnant que les désagréments liés à la voiture (taxe carbone, contrôle technique, limitation à 80 km/heure), soient à l’origine d’une fronde qui a bousculé l’exécutif. Le sujet est impliquant. Car se rendre au travail avec un véhicule motorisé, c’est le lot quotidien de 7 salariés français sur 10, nous apprend une enquête de l’Insee parue cette semaine.

Que ce soit en automobile, en fourgonnette ou en camion, 23,2 millions de salariés n’y coupent pas. 3.3 millions de salariés se rendent même en voiture sur un lieu de travail éloigné de 25 kilomètres de leur domicile.

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Déficit de transports collectifs

Comble : ces coûts subis affectent les salariés de manière inversement proportionnelle à leur pouvoir d’achat. Car si 63 % des cadres tournent la clé de contact chaque matin, chez les ouvriers, ils sont 78 % à le faire.

Les professions intermédiaires sont assez mal loties aussi puisqu’elles se déplacent en voiture à 75 %. L'explication est simple, si les cadres exercent le plus souvent leur activité hors de leur commune de résidence, leurs emplois sont concentrés dans des pôles, mieux dotés en transports en commun. 65 % d’entre eux sont concentrés dans des aires urbaines de plus de 400 000 habitants contre 32 % des ouvriers.

La bagnole, c’est un outil plus subi que choisi. Lorsque la densité de transports collectifs est au rendez-vous, les taux d’utilisation s’effondrent.

Double peine

A ce petit jeu la fameuse diagonale du vide française est perdante. Les zones très rurales du Sud-ouest et de la Bretagne aussi. Pour les petites villes, les différences sont parfois importantes. Ainsi pour deux villes de même taille (environ 100 000 habitants) comme Caen et Rouen, les salariés de la première sont motorisés à 62 % quand le taux chute à 48 % pour les seconds.

Tout en haut du classement des salariés les plus dépendants de leur véhicule, à plus de 80 %, on trouve les villes de Liévin et Hénin-Beaumont. Les Parisiens ne sont que 10 % à prendre leur voiture. Eux doivent faire avec des infrastructures poussives. Pénible mais plus économique.

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