Technos et Innovations

Les navires câbliers d'Alcatel-Lucent dans le viseur de France Télécom

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Le PDG d'Orange-France Télécom, Stéphane Richard, a affiché lundi "l'intérêt" de son groupe pour Alcatel Submarine Networks (ASN). Cette filiale d'Alcatel-Lucent est spécialisée dans les câbles optiques sous-marins. L'équipementier en télécommunications en difficulté envisage de la vendre pour éponger ses dettes.

Les navires câbliers d'Alcatel-Lucent dans le viseur de France Télécom
Le René Descartes de FTMarine est un des douze navires capable de participer à des projets à l’échelle de continent entier
© Morgane Remy

France Télécom, qui dispose déjà avec FTMarine d'une flotte de cinq navires câbliers, serait tenté d'acquérir ceux de l'équipementier en difficulté Alcatel-Lucent. C'est en tout cas ce qu'a indiqué Stéphane Richard ce lundi 14 janvier lors d'une conférence de presse.

"Il y a des mois que l'on regardait comment mieux coopérer entre ASN (Alcatel Submarine Networks) et FTMarine. Les événements récents ont accéléré les choses et nous ont amené à exprimer de façon plus formelle notre intérêt de principe pour cette activité", a ainsi déclaré le PDG d'Orange-France Télécom.

Sans parler directement de l'hypothèse d'un rachat de la filiale d'Alcatel-Lucent, Stéphane Richard a présicé que les discussions n'étaient "pas allées plus loin" pour l'instant. Le journal Les Echos avait évoqué en décembre ce scénario, ajoutant que l'Etat poussait l'opérateur à effectuer cette opération.

Revenant sur cette activité, le PDG d'Orange France-Télécom a souligné qu'il s'agissait d'"équipements stratégiques" pour son groupe, car ce sont ces équipements qui permettent d'acheminer l'essentiel du trafic télophonique et de l'internet. "C'est important pour le modèle économique car c'est un élément de coût dans l'accès aux pays desservis", a expliqué Stéphane Richard.

Or, a-t-il pointé, "FTMarine, se trouve assez régulièrement en concurrence avec ASN de façon assez stupide car cela les amène à baisser les prix". "Avec des contraintes de productivité lourdes, il n'est pas interdit à l'industrie, plutôt que d'entrer dans une compétition stérile, de voir si on ne peut pas faire autrement", a-t-il ajouté.

Alors que d'autres groupes seraient sur les rangs pour acquérir la filiale d'Alcatel-Lucent, le patron de France Télécom a indiqué que son groupe pourrait certes continuer à "vivre sans ASN" mais que ce rapprochement "aurait un sens industriel".

Julien Bonnet

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