Les marchés accréditent le retour en grâce du groupe PSA

Il n’avait pas émis d’obligations depuis 2013. Le groupe PSA vient de réussir une levée obligataire de 500 millions d’euros pour réaménager sa dette. Et démontre qu’il est de nouveau attractif pour les investisseurs.

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Les marchés accréditent le retour en grâce du groupe PSA

Les investisseurs valident le plan du groupe PSA. Le constructeur sochalien vient de faire son retour sur le marché obligataire en levant 500 millions d’euros le 8 avril. Il n’avait pas émis d’obligations depuis 2013, époque où il traversait une grave crise qui l’avait conduit à faire entrer l’Etat français et le constructeur chinois Dongfeng dans son capital.

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"Le fait qu’ils arrivent à lever avec ce taux et cette maturité est le signe qu’ils sont définitivement rentrés dans le groupe des constructeurs automobiles qui ne sont pas en crise, analyse Jean-Louis Sempé, analyste financier chez Invest Securities. Le dossier de son rétablissement est clos."

Un coupon très bas

L’émission obligataire a en effet vivement intéressé les investisseurs, qui ont sursouscrit l’opération 7,6 fois. La dette, d’une maturité de 7 ans, est assortie d’un coupon annuel de 2,375 %. Mieux que Faurecia, la filiale du groupe, qui avait émis pour 700 millions d’euros d’obligations au mois de mars 2016 pour un coupon de 3,625 %.

Ce retour en fanfare du constructeur sur le marché obligataire reste toutefois modeste dans le montant. Le groupe affirme avoir volontairement limité l’émission à 500 millions d’euros.

"Il s’agit certainement d’une façon de tester le marché", estime Jean-Louis Sempé. La levée de dette ne correspond pas à un besoin de financement direct, mais plutôt à un réaménagement de la dette. Il profite de la très bonne conjoncture actuelle sur les marchés, avec des liquidités abondantes et des taux bas, pour réorganiser sa dette avec une maturité plus longue et un coût moins élevé.

Côté financement, le constructeur génère de nouveau du cash-flow et jouit d’une trésorerie largement positive. Il vient de présenter début avril son plan "push to pass" et promet de belles rentabilités à ses actionnaires pour les années à venir. Le sujet pour le constructeur va donc désormais consister à démontrer qu’il est capable de pérenniser cette croissance.

Arnaud Dumas

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