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Les Jeux olympiques du Grand Paris

Pascal Gateaud , , ,

Publié le

Analyse Bernard Lapasset, président du Comité français du sport international, remet jeudi 12 février à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, une étude détaillée sur l’opportunité d’une candidature de la capitale aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024. L’organisation des Jeux de 2024 permettrait d’accélérer la construction du Grand Paris.

Les Jeux olympiques du Grand Paris © nuttalp - Flickr - C.C.

Pas encore dans les starting-blocks, ni même dans la chambre d’appel ! La candidature de Paris pour l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 se dessine pourtant chaque jour un peu plus. Après trois échecs, dont le dernier très douloureux face à Londres, la capitale française semble prête à se remettre dans la course. Boston et Rome sont déjà partantes, l’Allemagne s’apprête à départager Berlin et Hambourg. Paris a jusqu’à septembre pour officialiser sa candidature auprès du Comité international olympique (CIO), avant que celui-ci ne fasse son choix en 2017. L’étude d’opportunité remise, jeudi 12 février, par Bernard Lapasset, président du Comité français du sport international, à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, devrait aider à mobiliser les énergies en faveur de ce qui sera, dans les faits, la candidature du Grand Paris.

Les premières indiscrétions font état d’un coût maitrisé, de l’ordre de 6 milliards d’euros, à comparer avec les 30 milliards de Pékin 2008, les 13 milliards d’Athènes 2004 et les 10,7 milliards de Londres 2013. Un budget raisonnable, donc, rendu possible par l’utilisation de nombreuses infrastructures existantes (Stade France, Parc des Princes, Stade Jean Bouin, vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, base nautique de Vaires-sur-Marne), en cours de construction (Arena 92) ou de modernisation (Palais omnisports de Paris-Bercy, Stade Roland-Garros). Pour Paris 2024, il faudrait notamment construire un stade nautique, un village olympique – certains le voient déjà à la place de la friche de l’usine PSA à Aulnay, en Seine-Saint-Denis – un centre des médias, etc. Le cout pour le contribuable serait limité puisque le CIO a prévu, à partir de 2020, de porter sa contribution à 2 milliards d’euros.

Des retombées très positives

La réussite des Jeux de Londres peut faire rêver sa grande rivale européenne. Paris pourrait, en organisant les Jeux de 2024, accélérer la construction de sa métropole. A commencer par la réalisation du réseau de métro automatique du Grand Paris Express, dont les dates d’ouverture des nouvelles stations accusent… déjà un retard conséquent sur le calendrier initial. Le Centre de droit et d’économie (CDES) de Limoges, qui travaille, depuis sa création en 1977, sur l’impact des grands évènements sportifs, minimise les retombées des Jeux pour la France, mais pas pour le Grand Paris. "Au plan macroéconomique, l’impact d’un grand évènement sportif est faible, entre 0,5% et 1% du PIB, explique Didier Primault, directeur général du CDES. Les retombées sont très positives sur des territoires plus petits, sur une ville, une région."

L’exemple le plus probant reste celui de Barcelone, qui, grâce à l’organisation des Jeux de 1992, a réorganisé son territoire, en l’ouvrant sur la Méditerranée. A contrario, Athènes n’en a pas fini avec ses "éléphants blancs", la plupart des équipements sportifs étant aujourd’hui à l’abandon… "L’organisation des Jeux à Barcelone a eu un incroyable effet d’entrainement, souligne Didier Primault. Les Jeux de 2024 offriraient l’opportunité de faire ce après quoi la France court depuis un moment, le Grand Paris." C’était déjà, en 2005, l’un des enjeux du dossier de candidature de Paris pour les Jeux de 2012. Outre l’héritage en matière de grands équipements sportifs, l’organisation des JO aurait accéléré la réhabilitation du nord-est de la capitale et du sud de la Seine-Saint-Denis, mais aussi la nécessaire modernisation d’un réseau de transport menacé de thrombose.

Un Grand Paris à marche forcée

Avec une obligation de résultat à date fixe, le Grand Paris, imaginé par Nicolas Sarkozy, et relancé par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, pourrait avancer à marche forcée. Ce que réclame le patron de la RATP, Pierre Mongin, mais aussi les industriels du ferroviaire, soucieux de charger leurs usines françaises, aujourd’hui menacées de coupes dans leurs effectifs. La filière du BTP verrait également d’un bon œil la perspective de construire les équipements faisant aujourd’hui défaut à la métropole parisienne. Alors que les nageurs français ne cessent de s’illustrer, la France est dans l’incapacité d’organiser une grande compétition internationale, faute d’un grand stade nautique… Le lyonnais GL Events, devenu incontournable dans l’organisation de grands rendez-vous sportifs, et Capgemini, pour les services informatiques, auraient eux aussi tout à gagner à l’organisation de Jeux à la maison…

On rêve déjà à ce que pourrait être l’image symbole des JO de 2024, un siècle après le dernier rendez-vous olympique dans la capitale. A l’époque, un certain Johnny Weissmuller, futur Tarzan à Hollywood, se promenait en sabots au bord de la piscine des Tourelles dans laquelle il remporta trois médailles d’or…

Pascal Gateaud

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