Technos et Innovations

Les IRT veulent se rapprocher des pôles de compétitivité, ITE et autres structures d’innovation

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Les Instituts de recherche technologique (IRT) affichent un bilan 2018 positif. Le nombre de transferts technologiques a doublé en un an. Pour continuer sur cette lancée, les IRT comptent intensifier leur collaboration avec les autres structures d’innovation comme les pôles de compétitivité et les Instituts pour la transition énergétique.

Les IRT veulent se rapprocher des pôles de compétitivité, ITE et autres structures d’innovation
Vincent Marcatté est le président de l'association French Institutes of technology qui rassemble les 8 IRT français.

Instituts de recherche technologiques (IRT), Instituts pour la transition énergétiques (ITE), pôles de compétitivité… Les connexions entre ces nombreuses structures d’innovation tricolores devraient s’intensifier. Cela fait en tout cas partie des défis que les Instituts de recherche technologique se sont promis de relever pour les années à venir, a annoncé lors d’une conférence de presse lundi 8 octobre Vincent Marcatté, président de l’association French institute of technologie (FIT), qui regroupe les 8 IRT. Ces structures ont pour mission de faire le lien entre recherche publique et industrie.

411 transferts technologiques 

Parmi les différents outils d’innovation existants, les IRT font partie de ceux qui fonctionnent bien. En témoigne leur bilan 2018.

411 transferts technologiques à fin septembre 2018, le double de l’an passé. 760 partenaires industriels, contre 521 en 2017. 7 192 publications scientifiques… Des résultats "bluffants", avance Vincent Marcatté. "Les IRT sont le modèle de solidarité entre public et privé le plus abouti", estime Guillaume Boudy, le secrétaire général pour l'Investissement. "Nous faisons confiance aux IRT et nous continuerons de les accompagner après 2025."

Date à laquelle le financement des IRT, reposant aujourd’hui à 50 % sur l’Etat via les programmes d’investissement d’avenir et à 50 % sur des entreprises privées, devra passer à un tiers financé par l’Etat, un tiers par des entreprises privées et un troisième tiers par des appels d’offres, notamment européens.

Pas de fusion avec les pôles, mais des rapprochements

Un bon fonctionnement que la FIT souhaite encore améliorer en se rapprochant notamment des autres structures d’innovation. Les IRT ont déjà des relations étroites avec les pôles de compétitivité. Ils sont tous nés au sein d’un pôle entre 2011 et 2012. "Le bureau du dirigeant du pôle IRT Jules Verne est en face de celui du pôle EMC2", note Gilbert Casamatta, président de l'IRT Saint-Exupéry à Toulouse et vice-président de FIT. Mais cette proximité pourrait être accentuée. "Nous nous sommes posés la question de fusionner avec les pôles de compétitivité, mais nous avons évacué cette possibilité car fusionner des structures très différentes est trop complexe. Mais nous voulons accroître le nombre de partenariats et partager des feuilles de route technologiques communes", explique Gilbert Casamatta.

Les pôles de compétitivité sont actuellement en train de déposer leur dossier pour la phase IV de leur développement. Ils doivent notamment prouver à l’Etat leur capacité à mener des projets européens. "Les IRT sont engagés dans 50 projets européens. Ils pourraient permettre aux pôles de compétitivité de monter dans ces projets", juge Vincent Marcatté.

Les ITE vont rejoindre l'association des IRT

Les IRT prévoient également de se rapprocher de leurs cousins, les ITE, Instituts pour la transition énergétiques. "Les IRT et ITE pourraient travailler davantage ensemble sur des sujets communs. A l’instar de l’ITE Vedecom, (Véhicule décarboné communicant et sa mobilité) et de l’IRT System X qui travaillent tous les deux sur le véhicule de demain", explique Vincent Marcatté.

"Les IRT pourraient également échanger avec les ITE sur des questions de gestion car leur fonctionnement est similaire", ajoute Guillaume Boudy, le secrétaire général pour l'Investissement. Il est notamment prévu que les ITE rejoignent l’association FIT aux côtés des IRT.

Améliorer l'interopérabilité des structures

La collaboration entre les IRT et les Sociétés d’accélération de transfert de technologies (SATT) devrait également s’intensifier. Le but de ces différents rapprochements n’est pas de créer une structure unique, mais d’ "améliorer l'interopérabilité entre ces outils d’innovation", précise Gilbert Casamatta.

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