Les industries mécaniques progressent plus vite que le reste de l'économie

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Avec une progression de 1,7 % du chiffre d’affaires en 2014, les industries mécaniques restent sur une note positive, avec une accélération en fin d’année. Grâce à la reprise des investissements, l’année 2015 devrait faire un peu mieux.

Les industries mécaniques progressent plus vite que le reste de l'économie © Cristel SAS

La progression est lente, mais réelle. En 2014, les industries mécaniques ont enregistré en France une progression de leur chiffre d’affaires de 1,7 %, à 114,8 milliards d’euros, soit le deuxième meilleur résultat historique, à 1,4 milliard du record de 2008. Derrière ce chiffre présenté par la Fédération des industries mécaniques (FIM) le 12 mars se cachent deux bonnes nouvelles. Après un premier semestre en baisse, le second semestre a connu une reprise suffisamment forte pour en annuler l’effet négatif. Et le marché français a connu une progression de 2 %, supérieure à la progression anémique du produit intérieur brut (+0,4 %).

Deux secteurs sont pourtant à la traîne. Le machinisme agricole, euphorique depuis deux ans, a connu un fort coup de frein (-6,9 %). La construction métallique, déjà la peine en 2012 et 2013, a continué à baisser en 2014 (- 1,3 %). Ces deux mauvais résultats ont été plus que compensés par la vigueur des filières aéronautique, automobile et ferroviaire. Globalement, les trois secteurs de la mécanique ont été dans le vert : la transformation des métaux (+ 1,4 %), l’équipement mécanique (+7 %) et la précision (2,5 %).

40 000 à 50 000 emplois à pourvoir chaque année

Cette progression n’a pas suffi à conserver le niveau d’emploi. Les effectifs ont diminué de 1,4 % entre 2013 et 2014, soit de 617 000 à 608 000 salariés, signe d’une progression de la compétitivité. Cette amélioration n’est pas nouvelle. En dix ans, le nombre d’employés des industries mécaniques a baissé d’environ 14 % (près de 100 000 personnes) alors que le chiffre d’affaires augmentait de 30 %, passant de 87,9 milliards d’euros en 2004 à 114,8 milliards en 2014. Selon la FIM, le redémarrage de l’emploi ne surviendra réellement qu’en 2016. Le secteur va pourtant embaucher pour remplacer les départs à la retraite et pourvoir des postes qualifiés adaptés à l’évolution technologique. D’ici à 2025, ce sont entre 40 000 et 50 000 emplois qui seront à pourvoir chaque année.

Après un net recul en 2013, les investissements sont repartis à la hausse (+3%), avec un regain de dynamisme au dernier trimestre. L’année 2015 commence donc sous de bons auspices. La hausse des investissements devrait s’élever à 5% et la FIM avance une progression du chiffre d’affaires de 2% cette année. Une projection que l’on pourra qualifier de frileuse. Jérôme Frantz, président de la FIM, reconnaît lui-même que ses prévisions sont "prudentes" et que ces chiffres sont susceptibles d’être améliorés "si un petit peu de confiance revient".

Patrice Desmedt

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