Les industries agroalimentaires interpellent Edouard Philippe contre la réforme des contrats courts

La réforme de l'assurance chômage concerne notamment les contrats saisonniers particulièrement employés dans le secteur agroalimentaire. L'Association nationale des industries alimentaires réagit. 

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Les industries agroalimentaires interpellent Edouard Philippe contre la réforme des contrats courts
L'ANIA critique la réforme des contrats courts proposée par Edouard Philippe.

Bonduelle, Cémoi, Conserverie la Belle-iloise, Fleury Michon, Groupe Aoste...116 entreprises et syndicats du secteur interpellent Edouard Philippe sur sa réforme des contrats courts. La réforme de l’assurance chômage présentée par le gouvernement le mardi 18 juin met en place un système de bonus-malus sur les emplois saisonniers particulièrement importants dans le secteur de l’agro-alimentaire. Richard Girardot, président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) a publié une tribune dans le Journal du dimanche pour dénoncer une réforme qui serait un "coup de poignard dans le dos".

"Toute surtaxation des contrats saisonniers constituerait un risque économique majeur et fragiliserait de manière certaine nos entreprises face à une concurrence particulièrement rude en provenance des pays étrangers y compris européens. Car, nos entreprises transforment 70% de la production agricole et de la pêche et s’adaptent de manière structurelle à des moments de récoltes et de consommation", explique-t-il. Il rappelle aussi que des pics d'activité comme les fêtes de fin d'année nécessitent l’emploi de nombreux contrats courts.

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la réforme concerne sept secteurs

Le gouvernement a instauré cette réforme avec l’objectif de décourager les employeurs à abuser des contrats courts. Cette surtaxation concernera sept secteurs : industrie agro-alimentaire (dont boissons, tabac), production et distribution d’eau et déchets, transports et entreposage, produits caoutchouc et plastique, bois/papier/imprimerie, prestations de services scientifiques et techniques, et hébergement/restauration.

L’idée, défendue par le prix Nobel d’économie Jean Tirole, est de faire financer une partie de ce que coûtent à la collectivité les salariés régulièrement remis au chômage, par ceux qui sont responsables de ces nombreuses ruptures de contrat. Le taux de cotisation à l’assurance chômage évoluera entre 3 et 5 % (taux actuel de 4,05%). Les TPE de moins de 11 salariés seront exclues du dispositif, qui s’appliquera donc à 38000 entreprises.

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