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Les fusions de pôles relancées avec celle d’Images et Réseaux et de TES

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La quatrième phase des pôles de compétitivité pour 2019-2022 est ouverte et les pôles doivent déposer leur dossier de labellisation au plus tard ce 19 octobre. Pour être plus fort, certains fusionnent. A l’exemple du pôle Images et réseaux, présent en Bretagne et Pays de Loire et du pôle TES, en Normandie. Explications  

Les fusions de pôles relancées avec celle d’Images et Réseaux et de TES
Images et Réseaux va fusionner avec TES.
© Images et réseaux

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

A Metz le 21 juin dernier,  Edouard Philippe les a prévenus : si les pôles sont "un bel exemple de catalyseur de rencontres", le niveau d’exigence s’élève pour la période 2019-2022. "Ce doit être l’occasion pour les pôles de monter en gamme, d’acquérir une taille critique. Pour coopérer avec d’autres entreprises ou d’autres pôles européens. […] Nous encouragerons certains pôles à fusionner, à se rapprocher ou à bâtir des synergies avec d’autres structures" a déclaré le Premier ministre.

Message reçu cinq sur cinq par le Pôle Images et Réseaux Ligéro-Breton et son voisin de Normandie ,TES qui fusionnent et présentent donc un dossier commun pour obtenir leur labellisation. TES était un peu petit pour atteindre la taille critique alors qu’Images et réseaux récolte depuis plusieurs années, "environ 5 % des financements du F.U.I", le dispositif national qui finance les projets collaboratifs selon ses animateurs. Il abrite aussi en son sein l'Institut de recherche technologique  Bcom. Pour Vincent Marcatté, président d’Images et Réseaux (et directeur de l’innovation ouverte de Orange) "Il n’y a pas de volonté affichée ni d’agenda caché pour réduire le nombre des pôles. Mais cette phase IV a le mérite de forcer chacun à se regarder en face et d’en tirer les conséquences."

TES aurait sans doute aussi pu se rapprocher d’un pôle parisien comme Cap Digital dont il n’est pas très éloigné géographiquement mais a finalement opté pour Images et Réseaux. En mai, Cap digital avait déjà intégré de son côté, le pôle francilien Advancity sur la ville durable. De leur côté, les futurs mariés Images et réseaux et TES  sont tous deux actifs sur des thématiques numériques et ils estiment qu’en associant leur empreinte territoriale, qui englobe les Pays de Loire, la Bretagne, et la Normandie, ils peuvent devenir le pôle du Grand Ouest. "Avec TES nous allons développer des innovations sur la blockchain, la réalité augmentée, la réalité virtuelle, l’internet des objets en les appliquant aux domaines d’activité de nos écosystèmes qui sont finalement assez proches comme l’agro ou la santé",  précise Vincent Marcatté. Les deux pôles garderont leur maillage territoriale mais se dotent d’une gouvernance unique. la fusion sera effective fin 2019 avec création d'un nouveau nom et d'une nouvelle plateforme de marque. 

Récupérer des fonds européens

L’enjeu de la phase IV des pôles est aussi d’acquérir une dimension européenne et de réussir à récupérer ses fonds.  "Les pôles doivent être plus en capacité d’accompagner les entreprises vers les financements européens. Pour des raisons budgétaires mais aussi parce qu’il y a des exigences de multi-nationalités dans les projets et cela permet aux entreprises de changer de dimension en y participant"  décrypte Jean-Luc Moullet, directeur du programme industrie au secrétariat général à l’Investissement.

Dans le domaine, le pôle Image et Réseaux dispose d’une petite longueur d’avance. Il a été pendant deux ans le seul "accélérateur" français de la Commission européenne pour l’internet de demain, il était opérateur pour elle, en charge d’organiser et de financer des projets d’innovation de PME. Aujourd’hui il se positionne pour devenir l’un des DIH (Digital innovation Hub) européen, un nouveau dispositif de la Commission qui sélectionne des centres qui ont vocation à accélérer la transition numérique des PME. Avec un budget conséquent à la clé. C’est parfaitement en ligne avec l’injonction que formulait dans nos colonnes, il y a une dizaine de jours, la désormais ex-secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie Delphine Geny-Stephann : "La France doit davantage tirer parti des politiques et des crédits européens en matière de soutien à la recherche et à l’innovation." Les décisions de labellisation interviendront avant la fin de l'année 2018.

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