Economie

Les exportateurs français de vin regrettent le maintien des sanctions américaines

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Publié le , mis à jour le 13/08/2020 À 09H22

Réagissant à l'annonce du maintien des sanctions américaines contre les vins français, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a dit le 13 août "regretter [une] décision qui [les] pénalise fortement". Les exportations de vins tranquilles ont chuté de 35 % depuis huit mois.

Les exportateurs français de vin regrettent le maintien des sanctions américaines
La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a déclaré "regrette(r) le maintien des sanctions américaines contre les vins français".
© REGIS DUVIGNAU

La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a déclaré jeudi 13 août "regrette(r) le maintien des sanctions américaines contre les vins français", au lendemain de l'annonce par Washington du maintien des droits de douane supplémentaires de 25% sur différents produits européens dans le cadre du litige sur les subventions à Airbus et Boeing.

"Nous regrettons cette décision qui continue de pénaliser fortement les exportateurs français", a déclaré César Giron, président de la FEVS, cité dans un communiqué.

- 35 % d'exportations vers les États-Unis

En vigueur depuis le 18 octobre, ces mesures fragilisent encore davantage une filière déjà pénalisée par le Brexit et les conséquences économiques de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus.

Selon la FEVS, sur les huit premiers mois d'application de ces sanctions, soit jusqu'à fin juin, les sanctions américaines ont entraîné une baisse de 35% des importations françaises de vins tranquilles aux Etats-Unis, ce qui représenterait en rythme annuel une perte de chiffre d'affaires de près de 415 millions d'euros.

Un plan de soutien de 250 millions d'euros

"Nous demandons une nouvelle fois aux autorités françaises et européennes de mettre en place les nécessaires dispositifs d'accompagnement des entreprises pour compenser les effets néfastes des sanctions américaines", en attendant la résolution d'un "conflit qui nous est étranger", souligne la FEVS.

Le gouvernement a annoncé au début du mois une augmentation du plan de soutien à la fillière viticole, le faisant passer 170 à 250 millions d'euros.

Avec Reuters (Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame)

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