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Quotidien des Usines

Les entreprises du sud de l'Île-de-France les plus touchées par les inondations

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Les entreprises riveraines de la Seine et de ses affluents en Essonne et Seine-et-Marne ont été les plus touchées par les inondations.

Les entreprises du sud de l'Île-de-France les plus touchées par les inondations

"En Île-de-France les retombées économiques des inondations concernent principalement les départements de la Seine-et-Marne et de l’Essonne qui ont été les premiers sinistrés", assure Eric Berger, le président du Medef Île-de-France.

L’organisation patronale régionale a fait le tour de ses fédérations départementales et recensé de nombreuses difficultés dans les secteurs de Viry-Châtillon et Longjumeau en Essonne ainsi qu’autour de Nemours en Seine-et-Marne.

Les chambres de commerce et d’industrie de Seine-et-Marne et de l’Essonne ont, chacune, mis en place des cellules d’aide aux entreprises sinistrées.

"La cellule sur Nemours fonctionne depuis vendredi et a enregistré une cinquantaine de dossiers durant le week-end et les dossiers continuent d’arriver", rapporte un porte- parole de la CCI Seine-et-Marne. Une deuxième cellule fonctionne à Melun mais reçoit moins de dossiers. Les entreprises de ce secteur ont été moins touchées que celles du secteur sur Moret-sur-Loing et Nemours.

Moulins à l’arrêt à Corbeil-Essonnes

Pour illustrer la situation dans cette partie méridionale de la Seine-et-Marne, le Medef Île-de-France fait état de l’arrêt d’activité du fabricant de verres Corning à Bagneaux-sur-Loing qui, selon Eric Berger, "a dû stopper ses fours en raison de la montée des eaux et renvoyé ses 250 salariés chez eux".  Autre usine contrainte temporairement à l’arrêt, celle de la PME Lewis Industrie à Nemours, spécialisée dans la fabrication de pièces en tôlerie fine qui a été privée d’électricité jeudi et vendredi derniers.

Rien qu’à Nemours, la CCI de Seine-et-Marne a mobilisé quatorze personnes dont des banquiers et des assureurs pour porter assistance aux entrepreneurs.

En Essonne, la montée des eaux de la Seine a entraîné des perturbations dans deux entreprises riveraines du fleuve  à Corbeil-Essonnes : les Moulins Soufflet et l’entreprise Toupret qui fabrique des produits pour le bâtiment. Le premier établissement fonctionnera de nouveau mercredi 8 juin après six jours d'arrêt a précisé la direction de l'entreprise. Quant au second son activité, qui avait été interrompue le 3 juin, a repris le 6 juin au matin.

Plus au nord de l’Essonne, c’est le débordement de l’Yvette un affluent de l’Orge, lui-même affluent de la Seine, qui a causé d’importants dégâts dans le centre-ville et notamment dans le Parc de l’événement, une zone d’activité regroupant une cinquantaine d’entreprises et 300 salariés du secteur de l’événementiel.

"80 % du parc ont été inondés et la majorité des entreprises touchées, relate Xavier Drouet, fondateur et gérant du parc. L’activité a cessé pendant trois jours faute d’électricité et de téléphone entraînant forcément une perte d’exploitation. Tout a repris dès vendredi et plus particulièrement lundi mais les dégâts devraient s’élever à plusieurs millions."

L’activité du BTP privée de matières premières

"Les valorisations exactes ne pourront se faire que quand l’eau sera partie, note encore Eric Berger. Dans les entreprises, il y aura, bien sûr, des stocks de matériaux endommagés mais aussi des équipements ou machines qui ne sont pas remplaçables de suite. On risque donc d’avoir une période difficile de reprise pour les entreprises."

La crue de la Seine a aussi une conséquente indirecte sur l’activité du BTP qui va se trouver à cours de matières premières. "La batellerie est à l’arrêt. L’évacuation des déblais ne se fait plus et, par ailleurs, les stocks de ciment et d’agrégats sont épuisés. Il faudra attendre huit à dix jours pour une reprise efficace", constate Eric Berger.

Les grands sites industriels situés en aval de la capitale ne semblent pas avoir souffert. L’usine de Gennevilliers de Safran Engines [auparavant Snecma] n’a souffert aucun dommage même si une cellule d’intervention avait été activée à titre préventif.

Des actions préventives ont également été menées dans les deux usines automobiles de Renault et de PSA, respectivement à Flins et à Poissy.

"On sait ce que l’on doit faire en fonction du niveau atteint par la Seine et réaliser les deux premières étapes prévues par le plan, explique un porte-parole de l’usine PSA. A l’atelier d’emboutissage, qui connaît souvent de petites infiltrations, l’eau a été pompée et, parallèlement, nous avons évacué les quelque 1500 véhicules du parc de voitures neuves. Il n’y a eu aucun impact sur la production."
A Flins, Renault a également procédé, par précaution, à l’évacuation et mise en sécurité de plusieurs centaines de véhicules en attente de livraison.

Patrick Désavie
 

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