Les entreprises cotées se passent de plus en plus des banques

Les entreprises cotées du SBF 120 poursuivent leur désintermédiation bancaire. Selon l’étude de la société de conseil bfinance, le financement par les marchés représente aujourd’hui près des trois quarts de leur dette.

 

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Les grandes entreprises cotées en Bourse font de moins en moins appel à leurs banques pour se financer. Ce mouvement de désintermédiation bancaire, amplifié par la crise financière de 2008, s’est poursuivi en 2014 quand bien même les banques ont rouvert les robinets du crédit.

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"Ce n’est plus l’apanage exclusif des grands groupes du CAC 40, cela atteint aussi le SBF 120", remarque Emmanuel Léchère, directeur market intelligence chez Bfinance. Selon le cabinet de conseil, le financement non bancaire représente 72 % de la dette des entreprises françaises du SBF 120 hors CAC 40, alors qu’elle ne représentait que 61 % en 2011. Pour le seul CAC 40, le financement non bancaire atteint 86 % de la dette, contre 79 % en 2011..


Des bilans toujours solides


Ce mouvement ne s’accompagne pas d’une dégradation de la solidité financière des entreprises françaises. Selon les calculs de Bfinance, les liquidités disponibles des sociétés du SBF 120 sont trois fois plus importantes que le montant de leurs dettes dues en 2015. Et ce, même si elles ont réduit le niveau de leurs lignes de crédit bancaire confirmées mais non tirées.

Les niveaux d’endettement de ces entreprises demeurent donc très favorables. "Beaucoup de clients veulent se mettre en ordre de bataille pour saisir les opportunités d’acquisition", estime Didier Philouze, directeur conseil en financements de Bfinance.

L’environnement de taux bas sur les marchés financiers explique sans doute en partie ce mouvement de désintermédiation. Le différentiel de prix entre les financements sur les marchés et les crédits bancaires ne sont plus si élevés. Mais, pour Bfinance, un autre facteur entre en jeu. "Les obligations restent structurellement plus chères que la dette bancaire en Europe, confie David Laugier, le directeur général de Bfinance Debt & Treasury Advisory. Mais la documentation nécessaire pour une émission obligataire est tellement favorable que cela reste intéressant."

Au contraire, la documentation exigée pour un crédit bancaire a plutôt tendance à s’alourdir et se complexifier, ce qui n’incite pas les entreprises à se tourner automatiquement vers leur banque.

Arnaud Dumas

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