Economie

Les économistes s'attendent à une croissance de 0,8% en 2015 en France

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Publié le , mis à jour le 16/01/2015 À 07H13

Malgré la baisse spectaculaire de l'euro et des cours du pétrole, les économistes restent très prudents sur les perspectives de l'économie française et s'inscrivent toujours en deçà des prévisions du gouvernement pour 2015 comme pour 2016.

Les économistes s'attendent à une croissance de 0,8% en 2015 en France © zigazou76 - Flickr - C.C

Les économistes restent très prudents sur les perspectives de l'économie française et s'inscrivent toujours en deçà des prévisions du gouvernement pour 2015 comme pour 2016, malgré la baisse spectaculaire de l'euro et des cours du pétrole. Les 22 économistes interrogés par Reuters ces derniers jours anticipent ainsi une croissance de 0,8% cette année, un niveau en léger retrait par rapport à la dernière enquête réalisée en octobre (+0,9%), contre 1,0% pour le scénario budgétaire du gouvernement.

Pour 2016, ils s'en tiennent à leur prévision de 1,3%, là où le gouvernement table sur 1,7% de croissance. S'agissant de l'évolution des finances publiques, les anticipations des économistes n'ont pas varié d'une enquête à l'autre, avec un déficit attendu à 4,3% du PIB en 2015 et 3,9% en 2016 contre respectivement 4,1% et 3,6% prévu dans la nouvelle trajectoire du gouvernement.

faiblesse de l'inflation

Pour la grande majorité des économistes interrogés, la faiblesse de l'inflation constitue le principal risque pour le scénario de croissance envisagé pour 2015 en France et en Europe et, dans une moindre mesure, un ralentissement de l'économie chinoise. L'inflation s'est inscrite à 0,5% en moyenne annuelle en 2014 en France et tomberait à 0,3% en 2015, selon les dernières prévisions, soit un niveau nettement inférieur aux prévisions précédentes de ces mêmes économistes en octobre, qui se situaient à 1,0%.

Ils font confiance à la Banque centrale européenne pour enrayer cette dérive, au moment où elle semble sur le point de lancer un nouveau programme important d'achat d'actifs financiers comme des emprunts d'Etat, en tablant sur une inflation qui remonterait à 1,1% en 2016.

Avec Reuters

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