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Les drones font décoller la logistique

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Les engins volants peuvent être utilisés dans le transport urgent de pièces détachées et l’inventaire, domaines de la logistique coûteux en temps et en bras.

Les drones font décoller la logistique
Jour et nuit, le drone scanne le contenu de l’entrepôt, assurant la mise à jour constante des données du stock.
© M. Lang ; D.R.

Déjà bien connus en inspection et en maintenance, les drones industriels peuvent aussi renforcer la productivité de la logistique. « Ils ont une utilité dans le transport non planifié de petits lots d’objets, précise Benjamin Federmann, le PDG de Doks Innovation, une start-up de développement de solutions informatiques qui adapte des drones pour la logistique. Cela peut concerner un outil en panne qui doit être remplacé, une pièce détachée endommagée ou présentant un défaut… Pour que la chaîne d’assemblage ne s’arrête pas, les éléments de rechange doivent être acheminés de toute urgence. » Plutôt que de mobiliser un employé pour aller les chercher en voiture ou à vélo, parfois à l’autre bout de l’usine, la jeune entreprise implantée à Dortmund propose d’envoyer un drone.

Depuis janvier, la solution est testée chez quatre grands groupes allemands de l’automobile et de la construction de machines-outils, dont les noms sont tus pour des raisons de confidentialité. Tous possèdent des sites de production étendus, avec plusieurs bâtiments. Pour valider l’intérêt de leur technologie, les équipes de Benjamin Federmann ont procédé à de nombreux essais grandeur nature, en ­comparant les temps d’acheminement par une voiture et par un drone. Résultat : un gain de temps de 80 % a été mesuré. « Une fois qu’il a attrapé le paquet, le drone se guide de manière autonome par géolocalisation et caméras embarquées. Alors que le véhicule roulant doit faire des détours et respecter le code de la route, il vole en ligne droite au-dessus des ­constructions, d’où sa rapidité », argumente le chef ­d’entreprise, qui entend lancer sa production de série en juin 2018.

Si beaucoup d’appareils sur le marché sont capables de porter des charges supérieures à 15 kg, ceux de Doks Innovation se limitent à 5,5 kg sur une distance de 5 kilomètres. « Cela correspond à 95 % des demandes de nos clients, constate Benjamin Federmann. Le transport des éléments plus lourds et volumineux est souvent planifié et ne nécessite pas cette voie rapide. » L’utilisation des engins volants est vue comme complémentaire à d’autres systèmes, notamment aux véhicules de transport autonomes. Utilisés en intérieur, ceux-ci sont aussi plus lents et ont besoin d’une infrastructure plus conséquente que les drones.

Rapides, autonomes et infatigables

L’absence de contraintes techniques et la conquête de la ­verticalité séduisent de plus en plus d’industriels dans un autre domaine de la logistique, celui de la gestion des stocks. Pour remplacer les opérateurs travaillant sur des nacelles, les drones d’inventaire font leur entrée sur ce marché en forte progression depuis deux ans. Totalement autonomes, ils sont capables de sillonner tout un entrepôt pour scanner son contenu horizontalement et verticalement, sans contrainte de hauteur. Ils peuvent aussi travailler de nuit, pour mettre à jour quotidiennement les données.

Tout comme certains de ses concurrents, Doks Innovation développe pour cette application une solution clés en main, actuellement en phase pilote dans plusieurs usines. « Nous assemblons nos engins à partir de pièces détachées standards, explique Benjamin Federmann. Mais pour la solution logicielle et les capteurs, nous nous adaptons totalement à l’installation existante du client. » Autrement dit, toutes les configurations sont possibles. Les capteurs installés sur le drone peuvent lire les différents formats d’identification (puces RFID, code-barres…). Si l’industriel n’en possède pas, ils peuvent également travailler par reconnaissance d’images à l’aide d’une caméra. De même, pour la transmission des données, le logiciel s’adapte à tous les logiciels internes de gestion, comme SAP, Sage, Oracle… Là encore, la productivité est fortement accrue. Alors qu’il faut en moyenne entre vingt et trente secondes pour scanner manuellement chaque espace d’inventaire, le drone n’a besoin que d’une à deux secondes. 

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