Les assistants vocaux s’immiscent dans les usines

Sur le salon IMTS à Chicago, la start-up ITSpeex a présenté son assistant vocal Athena, capable de commander une machine-outil à partir d'instructions vocales. D’autres sociétés commencent à développer des Siri ou Alexa de l’industrie 4.0.

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Les assistants vocaux s’immiscent dans les usines

"Athena, met en marche la broche !", "Je mets en marche la broche", répond une voix féminine robotique. Quelques secondes plus tard, la fraiseuse 5 axes DMG Mori s’exécute. Athena, l’assistant vocal des machines-outils, sait aussi éteindre et allumer les lumières, changer d’outil, afficher le mode d’emploi de la machine sur un écran, énoncer les principales caractéristiques de la production en cours et exécuter une centaine d’autres commandes.

Il suffit de lui demander en parlant dans un micro-casque relié à un ordinateur, lui-même connecté au système de commande de la machine. "C’est l’équivalent d’Alexa, mais pour les usines", résume Steve Kappers, PDG de la jeune société nord-américaine ITSpeex, venu présenter sa technologie sur le salon IMTS de Chicago du 10 au 15 septembre. "C’est le premier assistant vocal industriel", revendique-t-il.

En réalité, d’autres sociétés commencent à investir ce créneau. En France, la pépite de Labège SimSoft développe un "gestionnaire de dialogue en langage naturel" pour faciliter l’interaction entre l’environnement numérique de l’entreprise et les opérateurs. L’an dernier, le spécialiste allemand de la donnée industrielle Connyun (depuis racheté par le groupe Körber) a annoncé qu’il travaillait sur une version d’Alexa pour les usines.

Former plus facilement les nouveaux opérateurs

"L’intérêt de l’assistant vocal est de pouvoir permettre à un opérateur non formé d’utiliser la machine sans avoir besoin de toucher aux boutons du tableau de bord", explique Patrick Dexter, directeur de la technologie d’ItSpeex. Il estime qu’il sera plus facile d’attirer de nouvelles recrues dans l’industrie avec ce type d’outils.

"C'est bien plus que de la commande vocale. Athena peut par exemple prévenir l'opérateur du temps qu'il reste avant la fin d'une tâche, ce qui lui permet de pouvoir faire autre chose en attendant", s'enthousiasme un représentant commercial de Makino, l’un des premiers clients bêta d’ITSpeeX aux côtés d’OKK et SST avant la commercialisation officielle d'Athena début 2019. "L'autre gros avantage est d’avoir une seule et même commande vocal pour plusieurs machines de différents fabricants", juge-t-il. "Athena est agnostique, elle peut fonctionner avec n’importe quel machine et système de contrôle à commandes numériques", explique Patrick Dexter.

Mots clés

Les démonstrations de l’assistant vocal sont assez bluffantes. Même si la voix d’Athena paraît parfois mal assurée. Et mieux vaut lui dicter distinctement les bons mots clés, sans accent étranger et à l’abri du bruit ambiant de préférence, pour qu’elle exécute la commande. Mais l’assistant, qui est doté d’un algorithme machine learning, s’améliorera avec le temps, promettent ses créateurs.
Pour le moment, aucune version française du logiciel n’est prévue, une version japonaise devrait, elle, être disponible fin 2018.

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