Les acheteurs bien peu sensibles au made in France

Arnaud Montebourg a du boulot : le made in France ne fait pas encore recette dans les entreprises. Selon une enquête du cabinet Agile Buyer, seuls 16 % des acheteurs ont des objectifs d’achats patriotiques.

 

 

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Les acheteurs bien peu sensibles au made in France

Les entreprises françaises ne se soucient pas de l’origine de leurs achats. Selon une étude menée par Agile Buyer, le cabinet de conseil en stratégie achats, et le club achats de l’école Polytechnique, seuls 16 % des acheteurs ont des objectifs basés sur le "made in France".

Le secteur public est toutefois plus sensible au made in France que le privé. En tout, 32 % des entités publiques déclarent avoir des objectifs d’acheter français, contre 15 % dans le secteur privé. Les secteurs liés aux services sont toutefois plus enclins à se fournir en local que l’industrie. En tête des secteurs les plus disposés au made in France, se trouvent le commerce inter-entreprises (30 %) et la banque, assurance, communication (24 %). Les secteurs de l’automobile et aéronautique (12 %) et de la chimie-matériaux (6 %) se trouvent loin derrière.

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Peu d’intérêt pour l’origine des achats

Ces chiffres ne traduisent pas pour autant un désamour marqué pour les produits français. Mais plutôt un désintérêt poli pour le label. Les acheteurs regardent l’offre, sans forcément étudier sa nationalité. Les entreprises sont ainsi peu nombreuses à tracer l’origine de leurs achats, seules 15 % déclarant avoir un indicateur de suivi de leur pourcentage d’achats made in France (36 % dans le public).
En tout, 65 % des acheteurs déclarent d’ailleurs n’avoir aucune contrainte les empêchant d’acheter made in France. Ils ne sont ainsi que 14 % à trouver les produits français pas assez compétitifs et 13 % disent ne pas pouvoir trouver le bon produit dans l’Hexagone. La course aux achats dans les pays à bas coût semble d’ailleurs en perte de vitesse. La part des entreprises voulant augmenter leur sourcing dans ces pays se réduit petit à petit. Elle est passée de 29 % en 2015 à 25 % pour 2017. Pour 63 % des acheteurs, il ne s’agit même plus d’un axe de travail.

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