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Les 5 points clés de la stratégie nationale en intelligence artificielle présentée par Emmanuel Macron

Manuel Moragues , , ,

Publié le

Le président de la République a présenté au cours d’un long discours ce jeudi 29 mars au collège de France la stratégie nationale en IA élaborée sur la base de la mission Villani. Voici les cinq points clé à en retenir.

Les 5 points clés de la stratégie nationale en intelligence artificielle présentée par Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a présenté la stratégie nationale en IA ce 29 mars au collège de France.
© Elysée - capture Periscope

"Je souhaite que la France soit l’un des leaders de l’intelligence artificielle. (…) Parce que c’est bon pour le pays et parce que je pense qu’il n’y aucune chance d’en contrer les effets pervers si nous ne faisons pas partie de l’aventure", a déclaré le président Macron à l’issue d’un discours fleuve prononcé ce jeudi 29 mars au collège de France, concluant le sommet AI for Humanity. Pour atteindre cet objectif, Emmanuel Macron a présenté une série de mesures et de directions. Voici les cinq principales.

1,5 milliard d’euros de crédits publics pour l’IA sur le quinquennat

L’ensemble du plan intelligence artificielle représentera sur le quinquennat un effort de "près de 1,5 milliards d’euros de crédits publics (…) entraînant directement 500 millions d’euros d’investissement privés", selon le président. Soit de l’ordre de 375 millions d’euros par an, ce qui semble bien faible comparé aux 1 à 2 milliards d’euros par an évoqués régulièrement par Cédric Villani. Sans parler des 13 milliards de dollars d’investissements publics annoncés par la Chine.

Sur l’ensemble des crédits, précise le président, "400 millions d’euros sont consacrés à des appels à projet et de défis d’innovation à la fois amont et aval." Les financements proviendront en grande partie du Fonds pour l’innovation et l’industrie doté de 10 milliards d’euros, du plan d’investissement dans les compétences (doté de 15 milliards).

100 millions d’euros pour les start-up en IA dès cette année

Parmi les crédits publics, "100 millions d’euros issus des revenus du Fonds pour l’innovation et l’industrie seront dédiés dès cette année à l’amorçage et la croissance de nos start-ups en intelligence artificielle. Plus globalement, il consacrera via Bpifrance 70 millions d’euros par an à l’émergence de start-ups dites deep technology."

Un programme national de recherche en IA avec un réseau de 4 à 5 instituts

"Le premier pilier de notre stratégie est l’écosystème d’innovation", a déclaré le président, qui a annoncé : "Nous allons mettre en place un programme national coordonné par l’Inria avec la mise en place d’un réseau emblématique de 4 ou 5 instituts dédiés ancrés dans les pôles universitaires maillant la France." Pas question, donc, d’un seul grand institut de l’IA qui assurerait visibilité et taille critique comme cela avait été évoqué au cours de la mission Villani. Ce qui n’empêche pas le président d’estimer que "ce réseau sera le vaisseau amiral de la recherche française en IA." Face au risque "d’asséchement de notre vivier de talents", "nous doublerons les formations en IA en prévoyant les financements qui le permettront".

Emmanuel Macron veut aussi faciliter la porosité entre industrie et recherche publique."L’excellence de notre recherche sera le terreau de nos futurs champions industriels. C’est pour cela qu’il faut augmenter la porosité des parcours entre recherche publique et monde industriel." Plusieurs mesures seront ainsi prises à travers la loi Pacte. Les chercheurs seront notamment autorisés à consacrer jusqu’à 50% de leur temps à une entité privée, contre 20% aujourd’hui. Un élément clé de la R&D en IA version apprentissage automatique est en revanche absent du discours : les supercalculateurs.

Une politique volontariste en matière de données

La donnée, carburant de l’IA version apprentissage automatique, a fait l’objet de longs développements d’Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir "méthodiquement procéder à l’ouverture de nos données". Côté public, "nous continuerons de renforcer et élargir le service public de la donnée. Nous ouvrirons également les données financées sur fonds publics, en particulier les données de santé et de transport à des fins de recherche ou d’intérêt général." L’Etat peut aussi agir au-delà de sa seule sphère : "Nous faciliterons la création de plateformes de partage de données entres acteurs publics et privés. (…) Nous soutiendrons dans tous les secteurs les efforts pour que naisse une économie ouverte de la data (…) C’est à une mobilisation générale autour de la donnée que j’appelle aujourd’hui."

Dans la santé, la France possède un grand potentiel grâce à la taille de ses bases de données. "Nous devons tirer parti de cette richesse", a déclaré le président, qui a annoncé la création d’un "Health Data Hub, structure partenariale entre producteurs et utilisateurs des données, qui pilotera l’enrichissement continu et la valorisation du système national des données de santé, pour y inclure à terme l’ensemble des données remboursées par l’assurance-maladie, en ajoutant les données cliniques des hôpitaux, les données de la médecine de ville et des données scientifiques issues de cohortes".

Une stratégie d’expérimentation pour le véhicule automne

"Nous pouvons retrouver notre leadership dans l’automobile à travers la voiture autonome", a prôné Emmanuel Macron, pointant que jusqu’alors la France n’avait guère été en pointe dans les expérimentations sur le sujet. "L’Etat peut accompagner l’innovation" dans ce domaine, a expliqué le président. Dont acte : "Nous publierons courant avril notre stratégie pour la voiture autonome avec l’ambition de positionner la France dans le peloton de tête mondial en termes d’expérimentation et d’industrialisation. (…) Dès le début de l’année prochaine, un cadre législatif autorisant les expérimentations de niveau 4 sera établi via la loi Pacte et, en bout de chaîne, j’ai la volonté de poser dès que possible un cadre régulatoire permettant la circulation des véhicules autonomes." Enfin, "nous financerons un programme national d’expérimentation impliquant les territoires, les constructeurs et les équipementiers".

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