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Le vrai taux de chômage en France, c'est 19,2%

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Publié le

Sans (bonne) surprise, les chiffres du chômage en France en 2014 sont mauvais. Les plus mauvais de toute l'histoire de notre pays. Un record en forme de signal d'alarme qui doit nous pousser à innover pour permettre aux 5,5 millions de personnes sans emploi de retrouver un job.

Le vrai taux de chômage en France, c'est 19,2% © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le vrai taux de chômage en France, c'est 19,2%. Si l'on rapporte le nombre total de chômeurs à la population active, c'est bien ce taux que l'on obtient. Rendons-nous compte que 5,5 millions de personnes sur un total de 28,6 millions de personnes en âge de travailler (dans les statistiques françaises cela veut dire dès 16 ans) ne travaillent pas, en France.

Et face à cela, que fait-on ? Rien. Rien de nouveau en tout cas. Pour lutter contre le chômage, on ressort - quoiqu'on en dise - les mêmes recettes : contrats aidés, allègement de charges, formation, apprentissage... De ce point de vue là, il est effectivement juste de dire que nous avons tout essayé. Plus exactement, nous avons essayé tout ce que nous avons déjà maintes et maintes fois mis en place, relancé, rebaptisé, musclé, réorienté et que sais-je encore.

Grands plans nationaux... inefficaces

En revanche, nous n'avons pas, pour ne pas dire jamais, innové dans ce domaine. Nous avons très peu expérimenté de nouvelles solutions, tenté de nouvelles approches. A chaque fois, nous avons répondu à ce problème par de grands plans nationaux qui ont fait la preuve de leur inefficacité.

Le diagnostic non plus n'est pas toujours bon. Si les problèmes pointés existent, les solutions pour les résoudre tapent à côté. Prenons le manque de mobilité des Français, souvent pointé du doigt. Qui regarde concrètement ce qui se passe quand une personne veut rapidement s'implanter dans une région ? Qui a compris que la réglementation immobilière rend ce transfert extrêmement coûteux en temps (3 mois minimum de délais avant de pouvoir vendre une maison) et donc en argent (prêt relais...). Qui a compris que sur les populations fragiles, le fait de changer de territoires signifie aussi perdre l'avantage d'un réseau de solidarité informel auquel il n'aura plus accès en cas de coup dur ?

La bataille de l'emploi, un sujet local

Ces deux points, pour ne citer qu'eux, montrent bien que la bataille de l'emploi n'est pas un sujet national mais local. La lutte contre le chômage est un sujet qui doit se traiter au niveau des territoires pour éradiquer ce fléau qui mine la France. Il faut redonner la main aux bassins d'emploi pour tenter, expérimenter de nouvelles choses et inventer de nouvelles manières de remettre au travail nos 5,5 millions de chômeurs. Vous en doutez ? Allez voir ce qui se passe à Vitré en Bretagne, Rodez dans l'Aveyron ou aux Herbiers en Vendée. Là, le plein-emploi est presque une réalité.

Thibaut de Jaegher

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13 commentaires

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06/02/2015 - 08h48 -

S'il y a 28,6 M d'actifs et 5,5 M de chômeurs, le VRAI taux de chômage est de 5,5/(28,6 + 5,5)= 16,13%. Un actif potentiel sur six. C'est mieux,non? C'est pour cela que Juppé vote PS.
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01/02/2015 - 09h30 -

Je trouve également que l'article est un peu court et nous laisse sur notre faim. Mais par ailleurs, il m'apparait qu'il ne pointe pas les bons coupables. La lecture des commentaires précédents ne semble pas l'envisager non plus. Les élus tendent actuellement à tenter de privilégier l'offre, ce qui m'apparait comme une absurdité dans la mesure où ça ne change rien au niveau de la demande. À quoi pourrait-il servir aux entreprises de pouvoir produire davantage si elle ne peuvent pas vendre dans les mêmes proportions ? Et en face, les niveaux de taxations en tous genre ne changent absolument pas. Pire, si les entreprises travaillent davantage, tous les acteurs qui interviennent dans le supplément de production paieront davantage de taxes. Mais le client final, celui qui doit acheter ce que produit l'entreprise, n'a pas un sou de plus et ne pourra donc pas se permettre d'acheter davantage. Au lieu de subventionner les entreprises, il serait autrement plus intelligent de redonner aux citoyens du pouvoir d'achat en arrêtant de les saigner à blanc. Si on améliore le pouvoir d'achat, les gens ne vont pas tous se mettre à empiler leurs billets de banque en prévision d'un avenir incertain, beaucoup vont consommer davantage, les entreprises alors n'auront alors pas d'autre choix que de produire davantage pour fournir la demande s'il ne veulent pas voir leurs concurrents étrangers venir prendre leur place. À terme, nos entreprises pourraient devoir faire alors face à une pénurie de main d’œuvre. Pour faire taire les oiseaux de mauvais augure qui nous bassinent avec les méfaits de l'immigration, je trouve que la manœuvre serait intéressante à observer, parce que s'il y a pénurie de main d’œuvre, le choix sera alors de recruter des immigrants ou bien de refiler le travail à la Chine. Enfin bon, pour ce que j'en dis hein...
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29/01/2015 - 21h15 -

Pour faire de l’emploi, il faut des marchés. Pour faire des marchés il faut, des idées neuves ou de la concurrence. Pour pouvoir faire de la concurrence lorsqu’on n’a pas d’idée nouvelle, on ne peut agir que sur le prix de vente. Or ce qui détermine le prix de vente d’un produit c’est ce qu’il coûte en matière, en temps de fabrication, en coût horaire et en charges fixes.
Aujourd’hui en France on ne peut pas agir sur le temps de production puisqu’il est limité aux 35 heures, au-dessus vous devez payer plus de charges. Vous ne pouvez pas agir sur le coût puisque le SMIG vous contraint à ce salaire minimum et je ne parle pas des charges. Quant à la matière première elle est déjà soumise aux deux contraintes déjà citées. Si l’on ajoute à tout ça le prix des transports qui ne cessent d’augmenter, il est facile de comprendre que la situation ne va pas s’arranger !
De plus, passer de 40 à 35 heures donc, cinq heures de travail en moins, nous ont fait perdre (5 heures x 6 millions de fonctionnaires) 30 millions d'heures de travail par semaine, rien que dans la fonction publique, dont la charge des salaires est financée par la production de richesses des entreprises privées. Travail que nous continuons de payer, mais dont une partie ne se fait plus !... Faut-il donc s’étonner que plus rien ne fonctionne quand on a laissé aux syndicats l’organisation de l’économie ? Economies qu’il faut maintenant rechercher en fermant ici et là, des cliniques, des crèches, des gendarmeries, des palais de justice, des établissements militaires, etc…Alors que les 35 heures auraient dû créer des milliers emplois ?
Et a combien s’évalue les pertes pour les entreprises en concurrence avec la Chine, l’Inde , le Brésil ?...Combien de fermetures d'usines et de transfert de technologies qui ne sont que la conséquence d’une politique absurde menée par des élus incompétents ou malhonnêtes ?
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29/01/2015 - 14h39 -

De plus en plus de personnes sont dans une situation précaire.. Bientôt, nous serons imposables à 9000 euros annuel ! Même les personnes en situation précaire vont être imposés, plus la csg et la rds ( vous savez, le truc temporaire... ) ce qui signifie une baisse du pouvoir d'achat de 30 % Comment peut on s'en sortir ? Qu'ils nous montrent ! Ha ! c'est sûr, les politiques sont au dessus de ça...
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29/01/2015 - 11h25 -

La solution est simplissime! Coût d'un temps plein charge comprises : 2000€ , soit moins de 20.000€ par an Pour 5 millions de chômeurs, ça fait 100 milliards€ par an pour éradiquer le chômage en France, soit moins de 10% du budget de l'état. Ces emplois seraient à la disposition des entreprises, collectivités et associations, sous condition d'embauche et de non-licenciement. Résultat : chômage 0%, les caisses de retraites, de sécu excédentaires, plus de RMI, de AAH, de tralala Le choc c'est maintenant ou jamais! Faîtes passer si vous pensez que mon idée est conne!
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29/01/2015 - 11h24 -

Comme John, je reste sur ma faim... Ce genre d'article j'aurais pu l'écrire car la science du lendemain est à la portée de touts les intellects, même (surtout) les moins subtils... Alors une fois que le constat d'échec est fait, et que quelques directions (très vagues) sont indiquées, que fait on concrètement ? Comment un journaliste digne de ce nom peut-il nous abandonner au milieu du gué ? Nous sommes impatients de lire la suite et fin de l'article.
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29/01/2015 - 10h17 -

Je suppose sans les DOmTom et sans prendre en compte tout les catégories de chaumeurs? Et ca ne prend pas non plus en compte ceux qui ont été radié, ou qui sont sous employé?
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29/01/2015 - 09h24 -

Il faut que les gens comprennent enfin que le socialisme, ça ne marche pas, même pas en rêve, nul part, dans aucun pays, à aucun moment. ça n'a jamais marché!
Seuls les pays vraiment libres et libéraux génèrent de la croissance. Le Royaume unis sous les 6% de chômage et les USA à 5% de croissance, ça devrait faire réfléchir!
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28/01/2015 - 19h59 -

À Vitré par exemple, ils attirent les entreprises en offrant des subventions et des avantages meilleurs que dans les autres régions. Plus d'entreprises concentrées autour de cette ville, moins de chômeurs. Mais ce n'est pas une solution transposable, car c'est seulement un déplacement du chômage. Toutes les régions ne peuvent pas copier sinon elles auraient toutes les mêmes avantages. Pour réduire le chômage au niveau d'un pays, il faudrait faire le même genre d'avantage au niveau du Pays. Mais cela poserait un problème au niveau de l'Europe... Je suis d'accord avec vous John, conclusion d'article bizarre (sur un article en général juste pour grogner et rien proposer)
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28/01/2015 - 18h05 -

Il n'y a plus assez de travail pour tout le monde. Seul un contrôle des naissances nous permettra de sauver la planète. Nous vivons la fin d'une civilisation......
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28/01/2015 - 17h38 -

Vous dites " 28,6 millions de personnes en âge de travailler , dans les statistiques françaises cela veut dire dès 16 ans" est ce à dire que ce chiffre comprend les étudiants de plus de 16 ans ? ou seulement les plus de 16 ans qui sont rentrés dans la vie active ?
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28/01/2015 - 17h04 -

On pourrait ajouter que sur le 28,6 millions en âge de travailler, 5,4 millions sont fonctionnaires ou assimilés et ne risquent donc pas d'être au chômage un jour. Dans ces conditions le bon ratio est chômeurs sur population active secteur privé. Dans ce cas le taux de chômage s'élève près de 24% !!!
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28/01/2015 - 11h24 -

Et donc ?
Que se passe-t-il à Vitré, Rodez, aux Herbiers ?
Quelles sont ces inovations locales qui seraient si efficaces ?
Merci de compléter cet article !
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28/05/2016 - 07h46 -

Quand il y a de moins en moins de travail, pour donner du travail à tout le monde, il faut moins travailler, ce qu'ont compris les Hollandais. Pourquoi nos dirigeants font ils le contraire ? Ah, oui, chez nous il y a une grande école pour nos dirigeants ; l'Ecole Nationale des Ânes, ça change tout et ça permet de comprendre qu'ils n'en ont rien à foutre du chomàge.
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