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"Le temps est venu d’une nouvelle ère de conquête industrielle", annonce Agnès Pannier-Runacher aux Assises de l'industrie

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie chargée des questions industrielles faisait son grand oral en ouverture des Assises de l’industrie, organisées par L'Usine Nouvelle, ce 8 novembre à Paris. Elle veut lancer la "reconquête industrielle".

Le temps est venu d’une nouvelle ère de conquête industrielle, annonce Agnès Pannier-Runacher aux Assises de l'industrie
Les Assises de l'industrie 2018, organisées par L'Usine nouvelle, le 8 novembre 2018 à Paris au pavillon Dauphine, en présence de la secrétaire d'Etat à l'industrie Agnès Pannier-Runacher.
© Florent Pommier

Après le "redressement productif" version Montebourg, voici venu le temps de la "reconquête industrielle". C’est mot d’ordre choisi par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie. Elle a porté ce message en ouverture des Assises de l’industrie organisées par L’Usine Nouvelle, ce 8 novembre à Paris. "Je suis très optimiste pour l’industrie" a-t-elle affirmé d’emblée face à un public composé majoritairement d’industriels. "Une grande économie ne peut pas être une économie sans industrie. Le temps est venu d’une nouvelle ère de conquête industrielle et je compte sur vous industriels, entrepreneurs. Si cela pouvait se faire dans un bureau à Bercy, ça se saurait et c’est pour ça qui je suis là, devant vous".

Un "rebond" à confirmer

La ministre prend acte du "rebond" de l’industrie opéré ces dernières années. "Le nombre de sites industriels créés a dépassé le nombre de sites fermés en 2017", se félicite-t-elle.  Mais ce rebond doit être "consolidé et accéléré". "Nous avons pris la mesure des

enjeux, de nos atouts et des domaines dans lesquels nous sommes en retard". Ce rebond ne doit pas non plus être "masqué" par les cas d’entreprises en difficulté. "J’ai fait cinq déplacements depuis ma prise de fonction, et un seul a retenu l’attention, celui d’Ascoval".

La transition écologique, une "opportunité"

La ministre a rappelé sa feuille de route, avec la signature de 16 contrats stratégiques de filières (avec la mutualisation des moyens et le partage de données pour la R&D) le chantier de la digitalisation des PME, la conquête de nouveaux marchés à l’international, la transition écologique. Sur ce dernier point, pas de temps à perdre : "il faut s’y mettre maintenant car les clients vont l’exiger brutalement très prochainement. La demande va basculer d’un coup comme pour l’alimentaire !", juge-t-elle. Il faut en faire "une opportunité, un levier de compétitivité, et ne pas le voir comme une contrainte".

L'industrie "du futur"... maintenant

L’urgence, c’est aussi le basculement vers l’industrie du futur. Une appellation qui ne convainc pas totalement la secrétaire d’Etat. "J’ai très peur de ce terme d’industrie du futur. Car c’est maintenant qu’elle doit se mettre en place, pas dans dix ans", précise la secrétaire d’Etat. "L’intelligence artificielle, le machine to machine, l’impression 3D, ce ne sont pas des concepts pour impressionner dans des colloques, ce doit être aujourd’hui, dans nos usines, en France."

Changer le regard sur l'industrie

Le regard sur l’industrie doit également changer. "L’industrie s’est extraordinairement modernisée ces dernières années, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, mais nos compatriotes n’en sont pas complètement conscients. Il est urgent d’en finir avec l’image d’une industrie qu’on conjuguerait au passé, cette industrie des usines qui polluent, dont les salariés seraient usés bien avant la retraite, cette industrie qui ne s’inscrirait pas dans les technologies du futur. Il est temps de parler de notre excellence à la française".

Des événements grand public comme l’exposition "L'Usine extraordinaire", fin 2018 au Grand palais, ou la future exposition "L’Industrie vue du ciel" organisée en 2020 par L’Usine Nouvelle, doivent y contribuer.

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