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Le salon Global industrie attire les politiques

Marine Protais ,

Publié le , mis à jour le 27/03/2018 À 18H06

Bruno Le Maire est venu inaugurer le salon Global Industrie mardi 27 mars à Villepinte (Seine-Saint-Denis), suivi par la visite de la secrétaire d'Etat Delphine Gény-Stephann. Deux autres ministres sont attendus sur le salon. Signe que le gouvernement est conscient du potentiel de l’industrie du futur, selon les organisateurs. Mais aussi pour défendre sa réforme du Conseil national de l’industrie.

Le salon Global industrie attire les politiques
Bruno Le Maire visite l'usine connectée de Global Industrie mardi 27 mars.
© Marine Protais

L’industrie intéresserait-elle de nouveau les politiques ? Les organisateurs du salon Global Industrie, du 27 au 30 mars à Villepinte (Seine-Saint-Denis) veulent y croire. Quatre ministres se rendront à l’évènement dédié aux technologies industrielles et à la sous-traitance. "Nous avons eu la visite de François Hollande lors du salon Convergence en 2017, mais c’est la première fois en France depuis plusieurs années que nous avons autant de personnalités politiques sur un salon industriel", estime Sebastien Gillet, directeur de Global Industrie.

Emmanuel Macron ne visitera pas le salon

A une déception près : Emmanuel Macron, qui devait normalement inaugurer le salon, a annulé sa visite pour assister aux Assises de l’Ecole Maternelle. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire le remplace. "Emmanuel Macron a tout de même reçu 200 exposants du salon hier soir à l’Elysée. Et la visite de Bruno Le Maire reste un signal fort. Cela montre que le gouvernement a pris conscience du virage vers l’industrie du futur", estime Sébastien Gillet. L'inauguration par le ministre a été suivie par la visite de la secrétaire d'Etat Delphine Gény-Stephan. Sont également attendues : Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et Laura Flessel, ministre des Sports.

Bruno Le Maire s’est littéralement plongé au cœur de l’industrie du futur lors de sa visite ce mardi 27 mars. Il a visité l’usine connectée, un espace de 1 000 mètres carrés au cœur du salon où est exposée une ligne de production de médailles métalliques équipée de cobots, solutions de réalité virtuelle et imprimantes 3D. Le ministre a également interrogé différents exposants sur le salon : sur leur relation avec leurs donneurs d’ordres et leur taux d’exportation notamment.  Lors d’une courte allocution il s’est dit "très heureux d’inaugurer Global Industrie". "L’industrie est le futur de l’économie française", a-t-il déclaré. Le ministre a insisté sur les métiers du numérique qui prendront une part de plus en importante dans le secteur industriel. "L’industrie de demain ce sont des codeurs et des développeurs informatiques", a-t-il précisé avant d’inviter les jeunes présents lors de son allocution à s’orienter vers les métiers de l’industrie. Les exposants sur place se sont dits honorés de la visite de Bruno Le Maire, signe que la confiance se rétablit entre entreprises et monde politique.

"Insufler un esprit d'équipe" avec le conseil national de l'industrie

Egalement attendue sur le salon, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Delphine Gény-Stephann a participé à la cérémonie de remise du label "Vitrine Industrie du Futur" à quatre nouvelles entreprises françaises. Son discours a insisté sur la question de la formation et de l’évolution des compétences ainsi que sur la "bataille culturelle à mener pour changer la vision de l’industrie chez les jeunes". "Un des axes forts pour l’industrie est enfin d’insuffler un esprit d’équipe, a déclaré Delphine Gény-Stephann. C’est le sens de la relance du Conseil national de l’industrie décidée par le gouvernement."

Cette réforme du Conseil national de l’industrie (CNI), qui réduit le nombre de filières industrielles stratégiques à dix, a été critiquée par le patron de Dassault Systèmes, Bernard Charlès, dans une interview aux Echos:  il estime qu’il "manque une vision qui connecte les différentes industries entre elles" à cette réforme, qui ne donnerait pas assez de place à la transformation numérique qui touche toutes les filières.

"Cette réforme donne un plus grand caractère opérationnel à ces filières industrielles, a rétorqué la Secrétaire d’Etat, interrogée par L’Usine Nouvelle. Ces filières seront davantage orientées par les industriels, qui pourront mettre leur force en commun pour partager des approches et projets en matière de formation, d’exportation ou sur les questions de numérique. Sur des sujets comme les objets connectés et le numérique, des comités de filières complémentaires seront bientôt lancés dès que ces filières se seront suffisamment structurées. Et chaque filière doit aussi se saisir des changements profonds liés à la transformation numérique et à l'industrie du futur."

Dernièrement, d'autres critiques sont remontées des industriels vis-à-vis de la politique industrielle du gouvernement. Lundi 26 mars, France Industrie, l’organe qui réunit le Cercle de l’industrie et le Groupe des fédérations industrielles (GFI), a alerté sur la nécessité d’alléger les charges qui freinent la compétitivité industrielle.

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