Comment la crise sanitaire a poussé l'Europe à changer de braquet sur sa politique industrielle
Avec la crise du Covid-19, l’Union européenne a pris conscience de ses dépendances stratégiques. Mais elle reste divisée sur la politique industrielle qui doit en découler.
Mis à jour
27 avril 2021
Thierry Breton est sur tous les fronts. En combinaison blanche, charlotte sur la tête, le commissaire européen au Marché intérieur arpentait début mars les salles blanches d’Halix, l’un des sous-traitants d’AstraZeneca pour la production de son vaccin contre le Covid-19, implanté à Leiden, aux Pays-Bas. Quelques jours plus tôt, c’est l’usine suisse de Lonza, qui produit le principe actif pour Moderna, qu’il visitait. Fin janvier, l’ancien patron français a pris la tête d’une task force montée en urgence pour accélérer l’industrialisation des vaccins. Un sujet que la Commission européenne avait un peu négligé dans sa stratégie, de l’aveu même de sa présidente, Ursula von der Leyen.
Depuis un an, la crise sanitaire sonne comme un rappel au réel pour Bruxelles. Les tensions d’approvisionnement en masques chirurgicaux et en matériel médical et la pénurie mondiale de semi-conducteurs ont fait prendre conscience de la trop forte dépendance européenne. Et de la fragilité de son tissu industriel.
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