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Le retour du ras-le-bol fiscal

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Analyse

Le retour du ras-le-bol fiscal
L'augmentation du prix de l'essence va-t-il provoquer un mouvement comparable à celui des "gilets rouges" ?

Combien de "gilets jaunes" descendront dans la rue le 17 novembre ? Parti des réseaux sociaux, le mouvement qui appelle au blocage des routes pour protester contre les prix à la pompe constitue un test sérieux pour l’exécutif. La hausse des taxes sur le carburant, qui n’entre que pour une petite part dans l’inflation des prix relevée, n’est pas le seul catalyseur. Elle s’ajoute à une grogne plus large qui monte depuis des mois sur le pouvoir d’achat. La désindexation des pensions, comme celle des allocations familiales décidée pour 2019, ajoute à la mauvaise humeur des retraités, déjà remontés contre la hausse de la CSG en début d’année.

Le ras-le-bol fiscal n’est pas encore comparable à celui de 2013, avec ses manifestations de bonnets rouges et de "pigeons". Mais l’exécutif a senti le danger. Emmanuel Macron a esquissé une marche arrière en promettant un chèque aux automobilistes travaillant loin de leur domicile. Pour le gouvernement, le tableau n’est pourtant pas si noir. Selon l’Insee, le pouvoir d’achat devrait à nouveau accélérer au dernier trimestre. L’OFCE juge quant à lui que les mesures fiscales du budget 2019, hausse de la fiscalité écologique comprise, devraient alléger de 3,5 milliards d’euros la pression fiscale sur les ménages. Et le poids des prélèvements obligatoires commence lentement à décroître, à 44,2 % en 2019.

L’exécutif paie surtout sa communication brouillonne. En étalant en deux temps la baisse des cotisations sociales sur 2018, il a réduit presque à néant l’effet positif de la mesure, passée inaperçue des salariés. À l’inverse, la hausse de la CSG en janvier s’est répercutée aussitôt sur la consommation. Les Français n’ont pas intégré non plus la suppression progressive de la taxe d’habitation. Le même constat vaut pour les taxes sur le carburant. La fiscalité environnementale reste plus faible en France que dans la plupart de ses voisins européens. Flécher ses recettes vers la transition écologique, même si la tuyauterie budgétaire est complexe, permettrait de la rendre plus acceptable. Et d’éviter pour le gouvernement de se voir accusé de faire les poches des Français

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1 commentaire

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12/11/2018 - 09h14 -

Parce que cette hausse de la fiscalité des carburants ne jouera pas sur les prix des produits en magasin ? Si le prix ht augmentent la TVA appliquée dessus augmentera le montant et l'état s'en mettra encore dans les poches. Ah oui les cotisations ont été supprimés mais c'était un droit aux français pour si jamais ils étaient malade ou au chômage... Et on a transformer ça en taxe, jackpot pour l'état ! Quand vous faites 70 kms aller retour tous les jour spout aller travailler ce n'est pas les 5€ en plus en janvier et les 25€ en octobre soit 30€ sur l'année qui permettront aux gens de changer de voiture et de payer l'augmentation du gazole qui représente jusqu'à 40 voir 50€ de plus. Soit 30€ de gagner--50€ de plus en carburant ça fait-20€ de perdu sur le pouvoir d'achat. Sans parler des produits qui verront leur prix augmenté avec la répercussions du coût de transport, c'est le ménage qui payera encore ! Ce gouvernement réfléchi à rien et pense tout savoir alors qu'il connaît rien
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