Le quinquennat où la France a cessé de perdre du terrain industriel

A un an de l’élection présidentielle, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) passe en revue le quinquennat de François Hollande. L’institut de recherche de Science Po tire un bilan en demi-teinte mais au final plutôt positif en ce qui concerne l’industrie. 

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Le quinquennat où la France a cessé de perdre du terrain industriel
Une ligne de production Toyota à Valenciennes (Hauts de France) - Image d'illustration

Dans sa dernière note, l’Observatoire français des conjonctufes économiques (OFCE) se livre à une analyse du quinquennat de François Hollande en mettant en perspective tant ses choix budgétaire que les éléments du contexte international et l’héritage de la laissé par Nicoals Sarkozy. L’Observatoire souligne que la croissance a été affectée dans un premier temps par une hausse des prélèvements obligatoires, avant de s’orienter dans un deuxième temps vers une réduction des dépenses publiques. Ce mouvement s’est accompagné d’une autre dynamique de transferts fiscaux des ménages vers les entreprises.

Ecart entre le début et la fin du mandat

Concrètement, en début de mandat, le choc fiscal a affecté un peu les entreprises (16,4 milliards sur 2012-2013) et beaucoup les ménages (32,4 milliards sur la période 2012-2013). A partir de 2014, un premier virage réduit la pression sur les entreprises (- 9, 7 milliards) tandis que les prélèvements poursuivent leur hausse sur les ménages (+ 9,4 milliards).

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Sur les années 2015 et 2016, le mouvement de décrue se poursuit encore sur les entreprises et la pression fiscale toujours en hausse est beaucoup plus modérée sur les ménages. Selon l’institut, "cette politique, incarnée par le pacte de responsabilité et le CICE, porte ses fruits en fin de mandat avec le rétablissement des marges des entreprises mais aura diminué le pouvoir d’achat des ménages et la croissance à court terme". Finalement, entre le début du quinquennat et le premier trimestre de 2016, le PIB français a cru de 3,8 %. La moitié de cette croissance est due à la dépense des ménages, la contribution de l’investissement des entreprises est de 1,1 point, celle des dépenses publiques de 0,8 point et le commerce extérieur contribue négativement à hauteur de -1,6 point.

Une part de l'industrie qui s'est stabilisée

En ce qui concerne les secteurs. L’OFCE note la forte dépression de la construction dont la valeur ajoutée a plongé de 5,3 % entre la mi-2012 et le premier trimestre 2016. Les services marchands ont eux progressé sur la même période de 4,9 % et l’industrie de 4 %. "La performance du secteur industriel français est comparable à celle de la zone euro, pour laquelle la part de l’industrie dans la production est toutefois plus importante. Ainsi, si la France ne s’est pas réindustrialisée, au moins a-t-elle cessé de perdre du terrain."

L’OFCE impute l'amélioration des marges des entreprises, à parts égales, aux mesures fiscales et à la baisse des prix du pétrole. L’emploi, principal enjeu du quinquennat, n’est pas au rendez-vous, même si le chômage amorce sa décrue. La France a compté 751 000 chômeurs de plus (au sens du BIT), lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy affecté par la "grande récession". Entre le deuxième trimestre 2012 et le début de 2016, il faut compter avec 194 000 chômeurs supplémentaires. Depuis 2012, le secteur marchand a détruit 40 000 emplois, principalement dans l’industrie et la construction. Si la reprise de la création d’emplois est effective dans les services, on ne constate qu’une stabilisation dans l’industrie et la construction...

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