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L'Usine Aéro

Le projet d’un référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’ADP franchit une étape décisive

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le

Le Conseil constitutionnel a tranché ce 9 mai : l’organisation d’un référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’Aéroport de Paris entre bien dans le champ de l’article 11 de la Constitution. Prochaine étape, pour les promoteurs de la consultation : obtenir 4,5 millions de signatures de citoyens sur internet.  

Le projet d’un référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’ADP franchit une étape décisive © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

L’opposition au gouvernement va-t-elle réussir son coup politique sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris) ? La démarche a en tout cas franchi une étape décisive ce 9 mai. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé que le référendum d'initiative partagée entrait bien dans le champ prévu par l'article 11 de la Constitution. Il valide ainsi la proposition de loi qui entend "affirmer le caractère de service public national des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget".

Une réelle incertitude planait sur la question, d’autant plus que c’est la première fois que la procédure de "référendum d’initiative partagée" est activée depuis la révision de la Constitution de 2008, qui a créé ce dispositif. Prochaine étape : réunir plus de 4,7 millions de signatures par internet, soit 10% du corps électoral, en neuf mois.

Ce 9 mai, en réaction, le titre ADP a perdu 5,68% à la Bourse de Paris, sa plus mauvaise journée depuis le 8 août 2011. Cette baisse réduit la capitalisation boursière d'ADP d'un milliard d'euros.

Ce référendum d’initiative partagée a été initié par le biais d'un projet de loi référendaire déposé le 10 avril par 248 députés et sénateurs d’horizons politiques très différents, issus des rangs du PS, mais aussi Les Républicains, La France insoumise, Libertés et territoires et communistes. Il vise à s’opposer à la privatisation d’Aéroports de Paris, ardemment défendue par le gouvernement. Les opposants à l’opération considèrent que les aéroports sont des actifs stratégiques sur lesquels l’Etat doit garder le contrôle.

Les aéroports, actifs stratégiques ?

L’Etat détient aujourd’hui 50,6% des parts d’ADP ; il veut les vendre pour alimenter un fonds dédié au financement des innovations de rupture, tout comme ses participations dans la Française des jeux et Engie. Parmi les candidats potentiels à la reprise figurent Vinci et plusieurs consortiums, mais aussi des départements franciliens.

L’Etat assure qu'il ne reproduira les mêmes erreurs que celles commises lors de la privatisation des autoroutes : les fonctions régaliennes, telles que la sécurité des frontières et la régulation du trafic aérien continueront à être assurées par l’État comme elles le sont aujourd’hui, par exemple.

(Avec Reuters)

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1 commentaire

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10/05/2019 - 09h27 -

C'est toujours pour les meilleures raisons du monde qu'on prétend pouvoir améliorer ce qu'on a soit même délaissé ! En Suisse on roule sur toutes les autoroutes toute l'année pour moins de quarante euros. En France avec quarante euros on fait moins de 500 km ? Pas étonnant ensuite qu'on soit constamment obligé de refaire toutes les routes,puisque pour essayer de faire du transport moins cher, les camions détruisent les infrastructures qui ne sont pas faites pour eux.Et que dire de ceux qui prétendent affirmer que les autoroutes ne sont pas écologiques ? Lorsqu'on compare le nombre d'animaux écrasés sur les routes et la consommation des véhicules pour une même distance, presque du simple au double au bénéfice des autoroutes ! L'aéroport de Paris, les autoroutes, les barrages, les tentatives d'Ecomouv, les radars automatiques, la désindustrialisation sont des OPA sur notre liberté d'agir, organisé par les lobbys de l'Europe dans le but de s'approprier ce qui fait notre richesse .
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