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L'Usine Maroc

Le port de Marseille Fos vise 1,5 million de conteneurs en 2018

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L’évolution du trafic du port de Marseille Fos passe par le poids de plus en plus important des conteneurs et le renforcement des liaisons fluviales et ferroviaires avec son hinterland. L’objectif est notamment de pouvoir concurrencer les ports d’Europe du Nord. Mais Marseille Fos veut aussi renforcer ses liaisons en Méditerranée, notamment avec le Maroc.

Le port de Marseille Fos vise 1,5 million de conteneurs en 2018 © D.R.

"Le port de Marseille a été victime de sa mauvaise réputation". Jean-Marc Forneri, nouveau président du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille, préfère prendre les devants. Avant de préciser : "depuis trois ans, il n’y a eu aucun mouvement social et nous nous sommes attaché à restaurer la fiabilité."  Le port de Marseille Fos veut également en avoir terminé avec une période compliquée, entre les difficultés de mise en œuvre de la loi du 4 juillet 2008 sur la réforme portuaire et les conséquences de la crise. 

En 2014, le trafic a légèrement baissé par rapport à 2013, avec un  recul de 2%. Un retrait exclusivement dû à la baisse du trafic sur les hydrocarbures et le pétrole brut, puisque les vracs liquides affichent un -4%, alors qu’ils représentent plus de la moitié du tonnage (47 millions de tonnes sur un total de 78 millions).

La plupart des autres postes sont dans le vert, avec +2% pour les vracs solides à 13 millions de tonnes, +3% pour les marchandises diverses à 18 millions de tonnes et surtout une progression de 7% du trafic conteneurs à 1,174 millions d’EVP (équivalent vingt pieds) - un chiffre supérieur à la croissance moyenne des ports français et européens.

Concernant le trafic passagers, les croisières ont le vent en poupe, avec +13% et 1,3 millions de passagers. Le nombre global de passagers en pourtant en baisse de 6%, plombé par la chute des lignes régulières de 20%, principalement due aux difficultés rencontrées par la SNCM. Une baisse considérée comme conjoncturelle. "Nous considérons que Marseille est le port naturel pour les lignes régulières vers la Corse", insiste Christine Cabau-Woehrel, présidente du directoire du grand port.

Renforcement de l’axe ferroviaire Marseille - Paris - Anvers

Dans le même temps, le port de Marseille Fos pousse les dessertes ferroviaires et fluviales. Le transport ferroviaire de conteneurs a progressé de 14% et frise les 100 000 EVP, pour une part modale de près de 9%. En 2014, les fréquences ont augmenté sur les liaisons vers Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Bordeaux (Gironde) et Nancy (Meurthe-et-Moselle).

De nouvelles lignes ont été ouvertes vers Gevrey (Côte-d’Or), Saint-Etienne (Loire) et Cognac (Charente). L’année 2015 verra un renforcement sur l’axe Marseille – Paris – Dourges (Pas-de-Calais) – Anvers (Belgique) et vers Lyon (Rhône), Strasbourg (Bas-Rhin) et Nancy. Le trafic fluvial, en augmentation de 22%, rattrape le ferroviaire, avec 96 000 EVP.

"Projet stratégique 2014-2018" finalisé

Le port de Marseille Fos a d’autre part finalisé son "projet stratégique 2014 - 2018", qui va être validé dans les semaines à venir. Il affiche sa volonté de développer son offre de solutions logistiques et industrielles et d’accompagner la diversification et la transition énergétique. L’objectif est non seulement de s’imposer comme point d’entrée du trafic de conteneurs pour la Méditerranée, mais également de constituer une alternative aux ports d’Europe du Nord, en améliorant les liaisons avec l'hinterland et les dessertes multimodales vers le nord et l’est de la France, la Suisse et l’Autriche. Sans oublier ses liaisons avec l'Afrique du nord, dont le Maroc (encadré).

Sur cinq ans, le port de Marseille Fos vise une augmentation de 11% du trafic marchandises, avec la poursuite d’un +7% par an sur les conteneurs pour atteindre 1,5 million d’EVP en 2018. Le nombre de passagers devrait augmenter de 10% par an, avec une stabilité des lignes régulières.

Patrice Desmedt

Renforcement en vue des liaisons avec le Maroc
Fos Marseille ne regarde pas seulement vers son Hinterland, mais également naturellement vers les liaisons méditerranéennes, notamment le Maroc. "Nous espérons ouvrir de nouvelles lignes vers le Maroc, indique Christine Cabau Woehrel, présidente du directoire du grand port. Nous avons déjà deux accords de coopération avec les ports de Tanger [3 millions d'EVP en 2014 NDR] et de Casablanca, et les autorités marocaines ont émis le souhait de voir la création d’une ligne Ro-Ro." Actuellement, le trafic poids-lourds transite essentiellement par l’Espagne et le détroit de Gibraltar, au lieu d’emprunter des navires rouliers capables d’accueillir des camions effectuant une traversée directe entre la France et le Maroc.
Quant au trafic passager, il passe par Sète. "Il serait logique que les particuliers s’arrêtent à Marseille pour embarquer, plutôt que de continuer leur route. Pour l’instant, il nous manque un opérateur." La situation pourrait évoluer. Selon Jean-Marc Forneri, président du conseil de surveillance du port : "Nous n’avons pour l’instant rien à annoncer, mais le dossier progresse."

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